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mercredi, avril 17, 2024
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Le bal des hypocrites “Qui tue par l’épée périra par l’épée!”

par pierre Dieme

Le Sénégal s’est encore réveillé groggy. Désespérément, des amis, hommes comme femmes, ont tenté depuis trois jours de me convaincre de ne pas évoquer l’accusation gravissime d’adultère qui a fini d’en faire une republicul tant elle dépasse tout entendement.

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Ces démarches auraient pu être perçues comme des actes de bon sens, de bonne volonté voire procédant d’un souci de tenir compte des dégâts collatéraux qui en résultent. Chacun sait que les personnes impliquées dans cette accusation ont des enfants, de la famille, un mari, une épouse, des amis et ennemis.

Il est au surplus préférable de ne pas ajouter de l’essence sur un feu déjà incandescent. Le faire peut même être criminel quand il a la capacité de détruire ce qui reste des fondements d’une république aussi bancale, ainsi attaquée en son cœur, sur le premier lit conjugal, par la dernière des pratiques non-éthiques.

Sueur volage
C’est l’état du Sénégal que le propos de CISSE Lo foudroie. Parce que cette fois il expose ce que nul n’osait imaginer: la sueur volage d’un homme et d’une femme adultérins dont la promiscuité explose tous les méninges.

Suis-je aussi insensible pour ne pas tenir compte de la dimension déstructurante de l’affaire sexuelle bien plus dommageable que les autres révélations sur les pillards de nos terres, de nos arachides, de nos finances, évoquées dans le même souffle haletant par l’artificier CISSE Lo ?

Que ce soit clair. Même sans quelque intercession, diverses raisons m’avaient au départ retenu de souligner la centralité des attaques qu’il a déployées.

Parce qu’il y mettait en scène, dans une geste torride, si l’on ose dire, un homme, Yakham, et une dame, officiellement la première du Sénégal, Marieme, la chose devenait un scandale d’état.

Je l’avais senti au pif, dès que les audios explosives virales eurent atteint, assourdissantes, mes oreilles. En parler ou ne pas en parler devenait aussitôt mon dilemme.

Je dois avouer que j’ai naturellement hésité même envers un yakham Mbaye qui s’était autoproclamé diffamateur et insulteur, sans recul ni précautions, parfois en des termes que la décence n’autorise pas de reproduire, de quiconque se posait même légitimement, constitutionnellement, contre les deux maîtres qu’il s’est choisis: Macky et Marieme.

Souvenez-vous: n’est-ce pas lui qui, à mon arrestation illégale, m’a traité de…fou (ce qui était autant une diffamation qu’un mensonge!), puis, après mon élargissement, de menteur (tout en sachant que tout ce que j’écrivais relevait d’une vérité scientifique au point que Macky SALL s’est débiné face à mon défi de l’affronter publiquement devant un jury d’honneur).

Combien de sénégalais (hommes et femmes dignes et ayant leurs familles) ont-ils fait objet des tirs cyniques et quasiment monnayés de celui qui se vante, en demandant Aliou SALL, celui qui a détourné les hydrocarbures du Sénégal, d’avoir des munitions en réserve, c’est-à-dire pour détruire ses contempteurs?

Alors qu’on le sait adepte invétéré de Bacchus, n’est-ce pas aussi lui et ses semblables plumitifs qui ont fait courir le bruit que je n’étais plus qu’une épave alcoolique, quand ceux qui me connaissent savent que je ne touche une seule goutte d’alcool et ne fréquente même le bar à eau nulle part au monde.

Malgré ses…saillies indécentes, je le comprenais: tel était son choix, et il semble enfin le regretter qui a dit hier dans une interview (au quotidien Walf) qu’il ne défendrait plus personne (sous entendu ni son nouveau parti ni de son chef).

Au delà de cette repentance tardive mais rédemptrice, une autre raison me fait ne pas vouloir croiser le fer avec quelqu’un qui reste un cadet et dont le frère aîné demeure un ami de plus d’une trentaine d’années.

Traitement médical
Passons sur le cas Yakham qui est plus justiciable d’un traitement médical. Pour expliquer pourquoi alors qu’on la dit à l’article de la psychiatrie j’ai hésité avant de passer outre au dossier de la dame au centre de toutes les rumeurs.

Commençons par rappeler que j’ai fait la connaissance de Marieme Faye grâce à son mari qui me l’avait présentée quand l’un et l’autre assis en classes affaires sur un vol Air France, Macky m’avait invité à aller saluer son épouse et sa fille en classe économie. Quel plouc, m’étais-je dit à l’époque! Laissez sa femme dans cette soute et s’imaginer en droit de se pavaner au paradis ? C’était lui.

Peu après, dans un autre vol, je fus frappé par son hilarité en l’entendant me raconter le film tronqué d’un voyage que son mari avait effectué avec moi à Rotterdam. “Depuis son retour, il ne cesse d’éclater de rire”, déclara t’elle. La naïve, m’étais-je dit.

Cette dame m’était cependant apparue comme sympathique et je mesurais son mérite sacerdotal à sacrifier sa propre carrière professionnelle pour contribuer à l’avancée de celle de son homme.

C’est la raison pour laquelle, en dépit de ses dérives pouvoiristes, je me suis gardé de la brocarder violemment là où son époux fait les choux gras de mes écrits.

Ce qui a pu changé, c’est qu’elle est aussi devenue une diablesse. On ne parle désormais que dans le pays de son goût excessif pour les fétiches, de son emprise sur le pouvoir et son mari. Certains, à tort ou à raison, la soupçonnent d’être même derrière des coups sales, tordus, criminels, comme l’empoisonnement du détenu politique Abdou Karim Gueye.

Plus grave, elle se mêle des affaires de la république sans être élue; gère, dit-elle, ses dossiers lourds; et couve les pires espèces d’insulteurs et prédateurs au sein de sa fondation :Servir le Sénégal.

On l’a surprend même s’offrant en arbitre pour débloquer les questions judiciaires litigieuses les plus complexes malgré son niveau intellectuel primaire.

On m’a rapporté que pendant ma détention, elle aurait proposé sa médiation. Ce que, me connaissant, mes relais extérieurs avaient récusé illico presto.

Par son zèle outrancier à pousser les manœuvres démocraticides et les pillages de son mari, l’enracinement de sa fratrie au centre des affaires de la nation, celle qui n’était avant l’avènement de son mari au pouvoir qu’une tresseuse et vendeuse de menues choses, s’est mise en posture d’être critiquable. Elle ne peut plus échapper au radar de la reddition de son action.

En un mot, dans une démocratie élective, en république, Marieme Faye is too much. Elle en a trop fait.

Effacement des occidentalisées
Et ses soirées dansantes salaces au palais de la république, ses déplacements nombreux en compagnie du seul Yakham et son folklorisme, sa vantardise à avoir introduit tiourayes et bines-bines, de l’encens et des perles aphrodisiaques, au cœur de la république, loin de célébrer la senegalisation de la première-damât, ont fini par faire regretter la classe, l’élégance, la finesse et l’effacement des “occidentalisées”, Colette, Elisabeth et Viviane, toutes de grandes dames ayant honoré leur fonction non officielle.
Si on parle de Marieme Faye et de ses malheurs, c’est parce qu’elle n’a pas agi auprès de son mari comme d’une force de pondération ni de justice. Trouve t’elle normal que son incompétent de petit frère, Mansour, continue de faire des dégâts partout où il passe, s’enrichît, ses proches avec, passé des marchés à milliards à son fils Amadou SALL ? Pourquoi ne dit-elle rien ni ne réfrène t’elle pas les ardeurs de son incapable et corrompu frère qui s’imagine en futur président du Sénégal? Pourquoi, alors qu’elle sait combien son mari me suivait en caniche, ne lui a-t-il pas intimé l’ordre de me laisser libre d’exercer mes droits constitutionnels, y compris de parler de ses frasques sexuelles avec Mina Lakrafi, quand le proxénète et faussaire Malick SALL complotait avec lui, voici un an, pour me prendre en otage ?
De toute évidence, par ses omissions, commissions et immixtions sélectives, Marieme Faye s’est mise dans la ligne de mire de tous les snipers de la nation.
Il ne manquait plus que l’étincelle CISSE pour l’illuminer, la foudroyer.
Hormis la dimension personnelle, parler de la grave accusation d’El Pistolero, comme ses amis politiques surnomment CISSE Lo, est normal en démocratie. Le périmètre des libertés ne s’arrête ici que dans la chambre à coucher tant qu’il n’y est pas question de complot contre la nation.
Ce qui est reproché à Yakham et Marieme ne relève pas de la normalité. En se mettant hors la loi, ils ne doivent pas qu’attirer le regard de la justice mais de la presse et de tout le peuple.
On rappellera que l’accusation portée contre les deux n’est pas nouveau. Il y a quelques semaines, nous avons tous suivi les péripéties du meurtre de l’ex-épouse du premier ministre du Lesotho par sa nouvelle. Ce qui l’avait fait démissionné de ses fonctions. Les cas d’adultère de femmes de chefs d’état sont légion: Mesdames Mugabe, au Zimbabwe, Chiluba, en Zambie, Zuma, en Afrique du Sud, ont toutes animé les pages people des journaux de leurs pays.
C’est la règle de la démocratie. Elle est dure. Elle est parfois violente. Impitoyable. Les anglais disent qu’il ne faut s’engager en politique qu’à la condition d’être apte à supporter la chaleur qu’elle dégage.

Par la sortie de CISSE Lo, quoi qu’on puisse en penser, c’est le lien Yakham Mbaye-Marieme Faye qui devient is tube de l’été au point de surpasser la légende, devenue démodée, mortelle, de la Covid19.

Aux hypocrites qui me disent qu’on ne doit pas en parler, cette question personnelle que je leur soumets: pourquoi n’ont-ils rien dit ni fait quand on me mettait injustement en prison? N’avais-je pas des parents, des enfants, des amis? Avaient-ils levé le plus petit doigt pour corriger les diffamations et insanités déversées sur mon compte? S’étaient ils insurgés contre les dérives de l’état de droit au Sénégal? Taisez-vous!

Et comme le dit Yakham que je cite pour une fois: l’honneur des enfants de Marieme ne vaut pas mieux que ceux des miens.

Adama Gaye Le Caire 7 juillet 2020

Ps: Je reviendrai sur le rôle des militaires dans le redressement de notre pays n’en déplaise à ceux qui tentent de semer la zizanie a faisant croire qu’un tel sujet dépasse les bornes de la constitutionnalité.

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