samedi, mai 25, 2024
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Les avocats de Téliko comptent porter l’affaire devant la Cour suprême et les Institutions internationales

par pierre Dieme

Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Souleymane Téliko a écopé d’un blâme lundi alors qu’il était défendu par 23 personnes (12 avocats et 23 magistrats) devant le Conseil de discipline. Ses avocats se disent déçus et comptent saisir en cas de besoin la Cour suprême et les Institution internationales.

«  C’est justement ce principe de sanction que tout le monde a rejeté. Cette procédure, qui a été initiée par le ministre de la Justice, était une tentative d’intimidation, de musellement des magistrats qui ont des revendications, qui, en réalité, tendent à rompre, à couper le cordon ombilical entre le pouvoir exécutif et celui judiciaire. Les magistrats ont raté le train de l’histoire », a regretté Me Ciré Clédor Ly.

Pour lui, ils avaient l’occasion d’affirmer l’indépendance de la Magistrature et de l’autorité de la justice. « En suivant le ministre de la Justice dans son jeu, ils ont rendu une décision que je considère inacceptable. Cela viole fondamentalement les droits de Téliko sur le plan constitutionnel, les droits consacrés par les instruments juridiques internationaux », a ajouté la robe noire.

Me Ly a soutenu que la liberté d’expression et la liberté d’opinion ne peuvent pas avoir de limite que dans les cas précis qui sont posés par le pacte international relatif aux droits civils et politiques. « Nous ne rentrons dans aucun des cas de restriction prévus par le pacte », a-t-il averti dans ‘Source A’.

La défense de Téliko ne compte pas en rester là. Elle envisage de porter l’affaire devant la Cour suprême et en cas de besoin devant les Institutions internationales notamment le Comité des droits de l’homme des Nations Unies par rapport au respect et à la violation des dispositions du pacte.

Il était reproché au magistrat les propos qu’il a tenus sur le procès Khalifa Ababacar Sall condamné le 30 août 2018 à 5 ans de prison ferme pour escroquerie aux deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs, complicité en faux en écriture de commerce. 

Il avait fait part d’un « manque de respect des droits » de l’ancien maire de Dakar dans l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. Autre griefs retenus contre le président de l’Ums, c’est sa sortie dans l’affaire du magistrat Ngor Diop. Le juge Teliko avait jugé « illégal l’affectation » dudit magistrat.

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