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samedi, mai 18, 2024
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La Raddho sur la découverte des centres de redressement de Kara : « c’est inacceptable dans un Etat droit»

par pierre Dieme

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a réagi à la découverte de trois-cent-cinquante-trois (353) personnes « séquestrées » dans des camps qui appartiendraient à Serigne Modou Kara Mbacké. Son Secrétaire général, Sadikh Niass a estimé que « c’est inacceptable dans un Etat de droit » qu’il y ait des centres de redressement parallèles. Il a demandé à l’Etat du Sénégal de mettre fin à « ces choses-là ».

es organisations pour la défense des droits de l’Homme, notamment la Raddho, haussent le ton suite à la découverte de centres de redressement non reconnus officiellement par l’Etat du Sénégal par la Section de recherches (Sr) dimanche.

« Je n’ai jamais entendu ça dans un pays comme le Sénégal, un pays civilisé. Permettre qu’il y ait des centres de redressement qui sont inconnus de l’Etat où on amènerait des gens pour les redresser contre quoi ? », a pesté le Sg de la Raddho.  

Sadikh Niass a demandé à l’Etat de mettre fin à ces pratiques « dangereux » pour le pays.  « Il faudrait que l’Etat ramène les choses à l’ordre. On ne peut pas accepter dans un Etat de droit qu’il ait des centres de redressements parallèles. Il faudrait que l’Etat prenne des mesures fortes pour pouvoir arrêter ces choses-là », a-t-il lancé sur la Rfm. 

Faisant part de ses craintes, M. Niass est d’avis que « les milices qu’on est en train de créer qui ne sont pas reconnus officiellement, tout cela peut amener demain des troubles ». 

A l’en croire, l’Etat a trop laissé faire avec les milices en laissant à certains marabouts, ou certains groupes en avoir. « Et ce n’est pas seulement les marabouts, durant les élections, il y a des chefs de partis qui sont dotés de milices parallèles, d’autodéfense dans certains quartiers. Tout cela c’est dangereux de laisser entre les mains des prospérés », a-t-il déploré. 

Pour rappel, dans un communiqué de la Gendarmerie rendu public dimanche, l’on informe que des individus âgés entre 17 et 42 ans, placés sous haute surveillance et victimes de séquestration, de maltraitances, voire de torture, ont été découverts dans ces camps.  

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