mardi, juin 25, 2024
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Redressement fiscal : le CDEPS plaide une main levée sur les comptes bloqués d’entreprises de presse

par pierre Dieme

Après avoir manifesté sa surprise quant au blocage des comptes bancaires de certaines entreprises de presse par le fisc, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) a plaidé pour une main levée sur ces comptes verrouillés. À en croire le président de l’organisation, Mamadou Ibra Kane qui a fait face à la presse, ce 05 juin, après une réunion d’urgence avec les membres du conseil, certaines entreprises de presse, sinon la quasi-totalité ont reçu des notifications décernées par le service des Impôts. Il a qualifié de trop rapide, la procédure. Il a profité de cette réunion d’urgence avec les patrons des entreprises de presse pour appeler les nouvelles autorités à plus de compréhension.

« Les présidents de la République du Sénégal doivent changer leur perception de la presse parce qu’elle est politique. Nous les appelons à avoir une approche d’homme d’État. C’est à dire un regard qui renseigne à leurs yeux du secteur névralgique afin de l’accompagner », a indiqué Mamadou Ibra Kane. L’autorité a aussi plaidé pour des statuts particuliers pour la presse, car dotée d’une mission de service public et à ce titre, elle doit faire l’objet d’un traitement spécifique.

« Nous ne refusons pas de payer, car nous sommes des patriotes et responsables et personne n’est plus patriote que nous », fera-t-il savoir en prônant un paiement plus allégé. Pour le Cdeps, cette situation que traverse la presse intervient après la promesse d’effacement fiscal de M. Macky Sall, président sortant. C’est un coup de massue aux yeux de l’organisation de voir que la promesse du prédécesseur du président Bassirou Diomaye Faye n’a pas été matérialisée du fait de l’absence de document afférent et qui devait couvrir la période jusqu’au 31 décembre 2023. Mamadou Ibra Kane remet cependant en cause les 40 milliards FCFA de dettes que doit la presse et donne des précisions.

« Pour ces 40 milliards FCFA, ce sont des entreprises publiques et privées et les 60% sont des redevances dues par les télés et les radios », a expliqué le président du Cdeps.

Moussa Beye

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