Faut-il la fermer et ne rien dire ? Au nom d ’un corporatisme de mauvais aloi ou de l’appartenance à un établissement public dont les employés ont bénéficié d’avantages indus, faut il se taire ? Si les prestigieux corps de contrôle de nos finances exsangues ont trouvé à redire sur la gestion de ces messieurs et dames qui tentent de s’absoudre de leurs rapines, c’est parce ces derniers, qui sont des délinquants financiers, ont outrepassé leurs missions pour considérer les établissements qu’on leur a confiés comme leurs propres entreprises, rivalisant de générosité, distribuant des millions, en veux-tu, en voilà, à des parasites. Accordant des augmentations de salaires à la volée, mais aussi des primes, des indemnités, finançant des conférences dites religieuses, des soirées dansantes, des colonies de vacances, des arbres de Noël à coups de dizaines de millions de nos francs, distribuant des aides sociales, prenant en charge des pèlerinages… Par ces pratiques maffieuses—car les directeurs généraux qui accordaient de telles libéralités ne s’oubliaient évidemment pas au nom du principe qui veut que charité bien ordonnée commence par soi-même ! Par ces pratiques maffieuses, donc, durant les 12 ans d’une gestion que l’on nous avait promise vertueuse et sobre, un véritable carnage a été opéré sur nos finances publiques au mépris des lois du pays. On comprend que ces dossiers aient été mis sous le coude ! Et qu’aucun prédateur de nos finances publiques ou des ressources nationales n’ait été présenté à un procureur ! Des milliards pas perdus pour tout le monde puisque ayant servi à enrichir des copains, des putes et des coquins. Des agences qui servent de vaches à lait à des religieux, troubadours, politiciens et escrocs. Des institutions dont le rôle est de financer des projets de développement et qui balancent à la volée des millions à des influenceurs, griots, journalistes exploitant des chaines YouTube et sites Web en plus de bénéficier du fonds d’aide à la presse. D’autres bienheureux servis grassement à coups de centaines de millions par des entreprises pendant que des pionniers de cette presse tirent la langue. Bien entendu, toute cette racaille a pu bénéficier de ces libéralités parce que usant de sa proximité avec un régime qui ne lui refusait rien et qui se fichait que ces heureux bénéficiaires remboursent leurs prêts ou prennent la tangente pour aller s’encanailler ailleurs. A lire les rapports de la Cour des comptes sur ce carnage, on est partagé entre le dégoût et l’envie de meurtre. Pendant qu’ils nous vendaient des infrastructures coûteuses, car fleurant à mille lieues les surfacturations, ils s’en mettaient plein les poches tout en enrichissant d’autres crapules jamais repues alors que tout cet argent, jeté par les fenêtres pour faire plaisir à des parasites, aurait pu servir à résorber le chômage et créer de petites entreprises. On pourrait bien se demander ce qu’il adviendrait de ce pays si cette camarilla avait rempilé pour un autre mandat. Une camarilla composée de personnes qu’il faudrait éloigner définitivement des affaires publiques. Et l’on ne peut être qu’enrage à les entendre vociférer contre le nouveau régime. Eux que la pudeur aurait dû pousser à se cacher et se taire. Définitivement !!! Bien évidemment, il est hors de question que le nouveau régime laisse impunis tous ces crimes au risque d’être accusé de complicité. La main des nouvelles autorités ne doit point trembler pour châtier tous ces bandits financiers. Et que personne ne vienne nous parler de chasse aux sorcières!
KACCOOR BI – LE TEMOIN
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