samedi, mai 25, 2024
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Vers l’Etat d’urgence !

par admin

L’heure est grave ! Les examens virologiques ne qui ne cessent chaque soir de livrer des résultats positifs au coronavirus, le confirment. Et pour freiner la propagation fulgurante du covid-19 qui prend plus en plus ses aises au Sénégal -(67 cas en 21 jours)-, l’Etat a enfin décidé de prendre des mesures drastiques. Selon des sources dignes de foi, le président de la République devrait faire une deuxième sortie pour cette fois, annoncer l’état d’urgence. 

Fini avec les «mesurettes» ! Face à la propagation du coronavirus qui était jusque-là confiné à Dakar et Touba (épicentres du Covid-19) mais qui touche désormais, les régions de Thiès (Mbour), Saint-Louis, et Ziguinchor l’Etat du Sénégal a pris la décision de mettre un terme aux atermoiements, pour ne pas dire légèreté, dont il a fait montre depuis l’apparition de cette pandémie qui affole le monde entier.

En effet, selon des sources dignes de foi, le Président de la République, Macky Sall, ne devrait plus tarder à s’adresser à nouveau au peuple, pour, cette fois, annoncer des mesures draconiennes devant contribuer à freiner la progression du Covid-19. 

«Nous allons vers un confinement. C’est inévitable ! Même si ce serait un confinement progressif», confie notre interlocuteur. Mieux, ajoute notre source, «l’Etat va même décréter l’état d’urgence avec le déploiement des forces de sécurité, notamment l’armée, la gendarmerie et la police sur toute l’étendue du territoire national».

Restrictions des libertés de mouvement

Le confinement progressif va d’abord consister à restreindre les déplacements interurbains des concitoyens surtout au niveau de la circulation entre les régions. Les Sénégalais seront donc contraints de «rester chez eux».

Quant à l’Etat d’urgence, considéré comme la seule voie du salut, il n’est pas sans conséquence sur les libertés puisqu’il débouchera immédiatement sur un ensemble de mesures restrictives qui vont s’appliquer sur l’ensemble du territoire national. Parmi celles-ci, on peut citer la limitation des libertés individuelles, notamment la restriction de la circulation (impossibilité de quitter une ville pour aller à une autre sauf autorisation exceptionnelle et dûment signée par l’autorité compétente) ; interdiction de sortir à partir d’une certaine heure.

Les événements de 62 et la présidentielle de 1988

Une telle mesure, si elle entrait en vigueur, va rappeler à certains Sénégalais de douloureux événements que notre pays a connus à deux reprises. D’abord, ce sont les événements de 1962 entre les Présidents Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia qui, pour beaucoup, ont plombé l’envol du Sénégal.  La dernière fois que l’Etat d’urgence avait été décrété dans notre pays, c’était le 29 février 1988 pour contenir l’ampleur de la violence post-électorale dans la région de Dakar. Le lendemain donc de l’élection présidentielle, avec des résultats accréditant 73,2% au président Abdou Diouf.  Le décret N°88-22 qui validait la mesure disait vouloir «prévenir tout désordre ; les rassemblements sur la voie publique sont interdits et des instructions très fermes ont été données en ce sens aux agents de la force publique».

La circulation des personnes et des biens avait alors été interdite de 21h à 06h du matin. Pis, Maitre Abdoulaye Wade sera arrêté ainsi que plus de 200 autres personnes. Le leader de l’opposition d’alors sera jugé le 11 mai 1988 et condamné à 1 an de prison avec sursis.

Des médecins «ordonnent» le confinement

En attendant la décision de l’Etat du Sénégal de décréter le confinement, certains médecins sont montés au créneau pour offrir quelques conseils à leurs concitoyens. Dans une note parvenue à Sud Quotidien, ils annoncent : «quelques conseils en attendant que l’Etat décide le confinement qui est la seule vraie solution à cette épidémie» : Eviter de sortir de vos maisons si c’est possible ; Demander à vos employeurs des congés anticipés ; Ne plus prendre les transports en commun ; Ne plus porter de bijoux ; Se laver les mains à l’eau et au savon ; Désinfecter aussi les portables (alcool 70 pour cent), les clés, les poignets des portes (eau chlorée ou eau et savon) ; Portez maintenant qu’une seule paire de chaussures et la laisser à l’entrée de la maison ; Changer vos habits tous les jours ; De retour à la maison, se laver les mains avant de toucher quoi que ce soit ; Prendre un bain ; Rester distant d’au moins 1 mètre dans les lieux publiques ; Ne plus assister à des réunions, des rassemblements ; Demander aux gens de rester chez eux ; Toute personne qui franchit la porte de votre maison doit se laver les mains à l’eau et au savon ; Ne pas donner la main pour dire bonjour ; Demander aux employés de maison de choisir leur résidence durant cette période (soit le domicile, soit votre maison).

 

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Vers l’Etat d’urgence !

par admin

L’heure est grave ! Les examens virologiques ne qui ne cessent chaque soir de livrer des résultats positifs au coronavirus, le confirment. Et pour freiner la propagation fulgurante du covid-19 qui prend plus en plus ses aises au Sénégal -(67 cas en 21 jours)-, l’Etat a enfin décidé de prendre des mesures drastiques. Selon des sources dignes de foi, le président de la République devrait faire une deuxième sortie pour cette fois, annoncer l’état d’urgence. 

Fini avec les «mesurettes» ! Face à la propagation du coronavirus qui était jusque-là confiné à Dakar et Touba (épicentres du Covid-19) mais qui touche désormais, les régions de Thiès (Mbour), Saint-Louis, et Ziguinchor l’Etat du Sénégal a pris la décision de mettre un terme aux atermoiements, pour ne pas dire légèreté, dont il a fait montre depuis l’apparition de cette pandémie qui affole le monde entier.

En effet, selon des sources dignes de foi, le Président de la République, Macky Sall, ne devrait plus tarder à s’adresser à nouveau au peuple, pour, cette fois, annoncer des mesures draconiennes devant contribuer à freiner la progression du Covid-19. 

«Nous allons vers un confinement. C’est inévitable ! Même si ce serait un confinement progressif», confie notre interlocuteur. Mieux, ajoute notre source, «l’Etat va même décréter l’état d’urgence avec le déploiement des forces de sécurité, notamment l’armée, la gendarmerie et la police sur toute l’étendue du territoire national».

Restrictions des libertés de mouvement

Le confinement progressif va d’abord consister à restreindre les déplacements interurbains des concitoyens surtout au niveau de la circulation entre les régions. Les Sénégalais seront donc contraints de «rester chez eux».

Quant à l’Etat d’urgence, considéré comme la seule voie du salut, il n’est pas sans conséquence sur les libertés puisqu’il débouchera immédiatement sur un ensemble de mesures restrictives qui vont s’appliquer sur l’ensemble du territoire national. Parmi celles-ci, on peut citer la limitation des libertés individuelles, notamment la restriction de la circulation (impossibilité de quitter une ville pour aller à une autre sauf autorisation exceptionnelle et dûment signée par l’autorité compétente) ; interdiction de sortir à partir d’une certaine heure.

Les événements de 62 et la présidentielle de 1988

Une telle mesure, si elle entrait en vigueur, va rappeler à certains Sénégalais de douloureux événements que notre pays a connus à deux reprises. D’abord, ce sont les événements de 1962 entre les Présidents Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia qui, pour beaucoup, ont plombé l’envol du Sénégal.  La dernière fois que l’Etat d’urgence avait été décrété dans notre pays, c’était le 29 février 1988 pour contenir l’ampleur de la violence post-électorale dans la région de Dakar. Le lendemain donc de l’élection présidentielle, avec des résultats accréditant 73,2% au président Abdou Diouf.  Le décret N°88-22 qui validait la mesure disait vouloir «prévenir tout désordre ; les rassemblements sur la voie publique sont interdits et des instructions très fermes ont été données en ce sens aux agents de la force publique».

La circulation des personnes et des biens avait alors été interdite de 21h à 06h du matin. Pis, Maitre Abdoulaye Wade sera arrêté ainsi que plus de 200 autres personnes. Le leader de l’opposition d’alors sera jugé le 11 mai 1988 et condamné à 1 an de prison avec sursis.

Des médecins «ordonnent» le confinement

En attendant la décision de l’Etat du Sénégal de décréter le confinement, certains médecins sont montés au créneau pour offrir quelques conseils à leurs concitoyens. Dans une note parvenue à Sud Quotidien, ils annoncent : «quelques conseils en attendant que l’Etat décide le confinement qui est la seule vraie solution à cette épidémie» : Eviter de sortir de vos maisons si c’est possible ; Demander à vos employeurs des congés anticipés ; Ne plus prendre les transports en commun ; Ne plus porter de bijoux ; Se laver les mains à l’eau et au savon ; Désinfecter aussi les portables (alcool 70 pour cent), les clés, les poignets des portes (eau chlorée ou eau et savon) ; Portez maintenant qu’une seule paire de chaussures et la laisser à l’entrée de la maison ; Changer vos habits tous les jours ; De retour à la maison, se laver les mains avant de toucher quoi que ce soit ; Prendre un bain ; Rester distant d’au moins 1 mètre dans les lieux publiques ; Ne plus assister à des réunions, des rassemblements ; Demander aux gens de rester chez eux ; Toute personne qui franchit la porte de votre maison doit se laver les mains à l’eau et au savon ; Ne pas donner la main pour dire bonjour ; Demander aux employés de maison de choisir leur résidence durant cette période (soit le domicile, soit votre maison).

 

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