Habib Beye n’a pas manqué son baptême du feu au Vélodrome, avec une victoire 3-2 contre le rival lyonnais ce dimanche dans un stade qui a explosé de joie à la fin du match. Le coach de 48 ans peut profiter de ce succès pour enclencher une dynamique dans une fin de saison qui s’annonce palpitante.
Lorsque le coup de sifflet final de l’arbitre a retenti ce dimanche 1er mars 2026 lors de Marseille-Lyon, en clôture de la 24e journée de Ligue 1, la joie sur le banc d’Habib Beye, et plus largement de tout le stade Vélodrome, était assez évocatrice. Le scénario était assez fou que Lyon a d’abord mené 1-0 dès la 3e minute, puis 2-1 à la 76e. Mais Aubameyang a inscrit un doublé en fin de partie (81e, 90+1) pour donner la victoire aux siens. Le coach sénégalais, qui dirigeait son premier match au Vélodrome depuis son arrivée, a glané un premier succès avec les Phocéens. Ces derniers ont également pu goûter à la victoire pour la première fois depuis le 3 février dernier et une victoire 3-0 contre Rennes en Coupe de France. En Ligue 1, l’OM n’avait plus gagné depuis le 24 janvier contre Lens (3-1) et restait sur deux défaites de suite. 4e de Ligue 1 avec 43 points, Marseille revient ainsi à deux longueurs seulement de Lyon, 3e au classement.
Un coaching gagnant
C’est donc un soulagement pour Habib Beye, qui a laissé exploser sa joie à la fin de la rencontre. « On a mis beaucoup de qualités. Sur l’aspect technique, sur l’intensité pour les empêcher de ressortir. On a mis énormément d’intensité, on a récupéré beaucoup de ballons. Lorsqu’on avait le ballon et qu’on le perdait sur notre contre-pressing, on était très très bons. On est cueillis à froid, mais les garçons sont restés concentrés sur ce qu’ils avaient à faire et le scénario est renversant, à l’image de ce que peut être l’Olympique de Marseille, donc c’est très bien pour les joueurs et ils méritent leur victoire et je trouve qu’on a été assez bons ce soir », a-t-il soufflé en sortie de match.
Le technicien sénégalais peut d’ailleurs être fier de sa première au Vélodrome en tant que coach puisque ses choix ont été gagnants. D’abord, pour sa composition de départ, Beye a opté pour un 4-3-3 au lieu du 3-4-3 de De Zerbi, en incorporant un Geoffrey Kondogbia très bon au milieu de terrain. Menés 0-1 à la pause, les Marseillais ont pu renverser la vapeur grâce notamment à Paixao, entré à la pause et qui a mis le but du 1-1, offert une passe décisive à Aubameyang pour le 2-2, puis l’avant-dernière passe sur le but du 3-2 signé Aubameyang dans les arrêts de jeu. Ethan Nwaneri, lui aussi lancé par Habib Beye en 2e période, a été passeur décisif pour l’attaquant gabonais.
L’autre changement majeur aperçu dans cet OM version Habib Beye, c’est la verticalité. Alors que Marseille était plutôt habitué à prendre son temps, parfois trop, dans la construction, Beye a mis en place un dispositif pour permettre à ses joueurs d’aller vite vers l’avant. L’intensité était également de mise chez les Marseillais, ce qui manquait cruellement lors des dernières sorties.
Vaincre la malédiction
Avec déjà un impact réel sur son groupe, Habib Beye n’aura toutefois pas le temps de se reposer sur ses lauriers puisqu’une autre échéance importante approche déjà : le quart de finale de Coupe de France contre Toulouse ce mercredi 4 mars 2026, au Vélodrome. La compétition fait partie des priorités de l’OM, qui ne l’a plus remportée depuis 1989. Sachant que le PSG est déjà éliminé, il y a donc une réelle opportunité pour les Phocéens.
Surtout, pour Habib Beye, remporter la Coupe de France aurait une saveur particulière, lui qui a perdu deux finales en tant que joueur de l’OM : en 2006 face à Paris et en 2007 devant Sochaux.
Oumar Boubacar NDONGO

