Face à la crise qui sévit au sein de l’espace universitaire sénégalais, la société civile et les défenseurs des droits de l’homme demandent le retrait des forces de sécurité des universités, la libération des étudiants détenus et le respect des franchises universitaires telles qu’énoncées par la loi nᵒ 94-79 du 24 novembre 1994.
Dans un communiqué rendu public mardi, Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), AfrikaJom Center, la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) et Amnesty International Sénégal expriment leur profonde préoccupation face à la persistance des violences dans les universités publiques sénégalaises depuis plusieurs mois.
« Nos organisations demandent en outre le retrait des forces de sécurité des universités, la libération des étudiants détenus et le respect des franchises universitaires telles qu’énoncées par la loi nᵒ 94-79 du 24 novembre 1994 », lit-on dans le document
En réalité, elles condamnent l’usage disproportionné de la force par la police sur le campus de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar le lundi 9 février 2026, qui a entrainé la mort de l’étudiant en médecine Abdoulaye BA ainsi que de nombreux blessés.
« Sur ce, ces organisations de défense des droits de l’homme exhortent l’État à entreprendre des concertations inclusives sur la réforme envisagée de l’attribution et du paiement des bourses », poursuit le document.
Ainsi, elles demandent l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale pour faire la lumière sur les circonstances du décès de l’étudiant Abdoulaye Ba et pour traduire en justice les responsables dans le cadre d’un procès équitable.
Mariama DIEME

