L’ancien président du Sénégal Macky Sall a réagi aux débats et accusations liés aux violences politiques survenues au Sénégal durant son magistère. Il a défendu sa position, rejeté toute responsabilité directe dans des meurtres, et estimé que toute relecture des faits devait passer par des mécanismes juridiques, notamment l’abrogation de la loi d’amnistie
Ce lundi face à la société civile à New York en marge de sa candidature pour le poste de secrétaire général de l’ONU , l’ancien président Macky Sall est revenu sur les épisodes de violences politiques survenus au Sénégal durant son magistère occasionnant plusieurs morts.
« S’il y a des gens qui veulent revenir sur les faits, il y a des moyens : il faut abroger la loi d’amnistie pour savoir qui est qui et qui a fait quoi », a-t-il déclaré.
Rejetant toute responsabilité personnelle dans les violences mortelles imputées à cette période, l’ancien chef de l’État a défendu son action à la tête du pays. « On ne peut pas accuser le président de la République, qui est au sommet de la pyramide, d’avoir défendu la République et le tenir responsable de meurtres. De quels meurtres est-il responsable ? Le président a-t-il donné l’ordre à qui que ce soit d’aller tuer des jeunes ? », a-t-il affirmé, qualifiant ces accusations de « récit contraire à la réalité ».
Macky Sall a également indiqué qu’il n’avait pas, en principe, à revenir sur ces événements, ceux-ci étant couverts par une loi d’amnistie, tout en dénonçant des campagnes de dénigrement à son encontre.
« J’ai vu des gens faire des campagnes sur cela. Mais comme je suis un homme politique, j’accepte tout cela. Ça fait partie du jeu. Il faut avoir les capacités de contenir toutes ces agressions, qu’elles soient verbales, parfois même physiques », a-t-il ajouté, affirmant être « suffisamment préparé » pour faire face à ce type de situations.
Mouhamed DIOUF
