Le nouveau ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions et Porte-parole du Gouvernement, Dr Bakary Sarr, a officiellement pris fonction lors de la cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Alioune Sall. À cette occasion, il a affiché ses ambitions pour un secteur qu’il considère comme stratégique pour la démocratie sénégalaise, tout en rendant hommage au travail accompli par l’équipe sortante.
Dans son discours, il a d’abord exprimé sa gratitude au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre, Ahmadou Al Amine Lo, pour la confiance placée en lui. Il a souligné que cette nomination constitue « un honneur, mais, surtout, une obligation de résultats », insistant sur l’importance des missions qui lui sont confiées dans les domaines de la communication, de l’information et des relations institutionnelles.
S’adressant à son prédécesseur, Dr Bakary Sarr a salué « le travail accompli à la tête de ce département ministériel » dans un contexte marqué par les mutations du paysage médiatique, l’essor du numérique et les défis liés à la circulation de l’information.
Il a rappelé que son département occupe « une place centrale dans l’architecture de notre démocratie ». Selon lui, la communication publique ne doit pas être perçue comme un simple outil de diffusion de l’information, mais comme « un instrument de gouvernance, un levier de cohésion sociale et un outil de renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens ». Il a ainsi annoncé son ambition d’accompagner la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050 à travers « une communication institutionnelle moderne, accessible, transparente et proche des préoccupations des populations ».
Concernant le secteur des médias, Dr Bakary Sarr a réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes engagées. Il a cité notamment la mise en œuvre du Code de la presse, le renforcement de la régulation avec la création du Conseil national de Régulation des Médias et l’aboutissement du processus d’élaboration du nouveau Code de la publicité. Ces avancées, a-t-il estimé, devront être consolidées afin de mieux adapter le cadre juridique aux évolutions technologiques et aux défis du numérique.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de préserver la liberté de la presse. « La liberté de la presse demeure un pilier fondamental de notre démocratie. Elle doit être préservée, protégée et consolidée dans le respect de la loi, de l’éthique professionnelle et des intérêts supérieurs de la Nation », a-t-il déclaré. Il a aussi annoncé une attention particulière à la protection des journalistes, à l’amélioration de leurs conditions de travail et au renforcement de l’accès à l’information publique.
Parmi les autres priorités annoncées figurent le renforcement de la crédibilité de la carte nationale de presse, le soutien économique aux entreprises médiatiques à travers le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse, ainsi que la promotion de l’innovation, de la transition numérique et de la formation continue des professionnels de l’information.
Dr Bakary Sarr a par ailleurs évoqué les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, qu’il considère comme « une opportunité unique de valoriser l’image du Sénégal ». Il a assuré que son ministère jouera pleinement son rôle dans la mobilisation et la communication autour de cet événement afin d’en faire un facteur de cohésion nationale et de rayonnement international.
Face à la montée de la désinformation et des fausses nouvelles, le nouveau Porte-parole du Gouvernement a plaidé pour une réponse fondée sur « le professionnalisme, l’éducation aux médias, la responsabilité des acteurs et la promotion d’une information fiable, vérifiée et respectueuse des principes déontologiques ». Il s’est également engagé à mettre en place une communication gouvernementale « plus proactive, plus cohérente, plus réactive et davantage tournée vers les citoyens ».
En conclusion, Dr Bakary Sarr a appelé à la mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur pour bâtir « un espace médiatique toujours plus professionnel, plus libre, plus responsable et davantage au service de l’intérêt général ». Il a affirmé vouloir exercer sa mission dans le respect des valeurs républicaines que sont « l’écoute, le dialogue, la vérité, la responsabilité et le respect des institutions ».

