Le président de la République a procédé à la recomposition de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), marquant une nouvelle étape dans la gouvernance des marchés publics. Par décret, neuf membres ont été nommés au sein du Conseil de régulation pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois. Cette décision est effective depuis le 22 avril 2026.
Fidèle à une approche inclusive, l’organe délibérant conserve sa structuration tripartite et paritaire. Il regroupe des représentants de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile. Une architecture qui vise à garantir un équilibre dans la supervision des marchés publics et à renforcer la transparence dans la gestion des ressources.
« Fidèle à son principe de gestion inclusive, cet organe délibérant adopte une structure tripartite et paritaire », souligne le communiqué, insistant sur la volonté d’associer les différentes composantes de la société dans la régulation de la commande publique.
Une mission stratégique au cœur de la réforme
Les nouveaux conseillers héritent de responsabilités majeures. Ils auront notamment pour mission de définir les orientations stratégiques de l’institution, d’approuver son budget et de valider les rapports produits par la Direction générale.
Leur rôle s’étend également à l’adoption des règlements internes et des manuels de procédures, qu’ils soient financiers, comptables ou liés aux ressources humaines. « Les nouveaux conseillers auront la lourde tâche de définir les perspectives de développement de l’institution », précise le texte.
Tenus au secret professionnel, ces membres devront veiller à la conformité des activités de l’ARCOP avec les orientations politiques de l’État en matière de commande publique, un enjeu clé dans la lutte contre les irrégularités et la promotion de la bonne gouvernance.
Une composition diversifiée
Le nouveau Conseil de régulation reflète la diversité des acteurs impliqués dans la commande publique.
Du côté de l’administration, Allé Nar Diop (Inspecteur du Trésor) assurera la présidence, aux côtés de Ndèye Rokhaya Sène, magistrate, et de Yaye Anna Sèye Thiam, ingénieure statisticienne.
Le secteur privé est représenté par Raqui Wane (juriste), Talla Ndiaye (financier) et Youssoupha Diop, directeur exécutif.
Quant à la société civile, elle sera portée par Me Ibrahima Ndieguene, avocat, Moundiaye Cissé, directeur exécutif d’une ONG, et Saliou Dièye, expert fiscal.
À travers cette recomposition, les autorités entendent consolider le rôle de l’ARCOP comme pilier du dispositif de régulation, dans un contexte où la transparence et l’efficacité de la dépense publique demeurent des priorités.
O.B.N

