À Accra, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris part à la Conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes de mise en œuvre de la résolution 80/250 des Nations Unies sur la traite transatlantique des esclaves.
Devant les Chefs d’État et de Gouvernement, les ministres, les juristes, les universitaires ainsi que les représentants d’organisations régionales et internationales réunis dans la capitale ghanéenne, le Chef de l’État a salué une avancée majeure pour la conscience universelle. Il a souligné que l’adoption de cette résolution historique marque une reconnaissance sans précédent de l’ampleur des souffrances causées par la traite transatlantique des esclaves et les différentes formes d’esclavage racial des Africains.
Le Président Bassirou Diomaye Faye a rappelé que cette résolution ne devait pas demeurer un simple symbole, mais ouvrir une nouvelle étape fondée sur la vérité, la mémoire, la justice et la responsabilité partagée. « Cette résolution ne doit pas demeurer un symbole. Elle doit ouvrir une nouvelle étape fondée sur la vérité, la mémoire, la justice et la responsabilité partagée », a-t-il déclaré.
Selon lui, la justice réparatrice ne constitue pas une démarche dirigée contre un peuple ou une nation, mais une exigence morale et historique destinée à corriger les effets persistants des injustices du passé et à contribuer à l’avènement d’« un ordre international plus juste, plus équilibré et plus humain ».
Évoquant la position du Sénégal, le Chef de l’État a souligné que la question des réparations dépasse la seule dimension financière. Elle englobe des enjeux historiques, humains, culturels et mémoriels, notamment la reconnaissance des vérités historiques, la restauration des dignités, la restitution des biens culturels africains ainsi que la transmission de cette mémoire aux jeunes générations à travers l’éducation, la recherche et les commémorations.
Une avancée majeure pour la conscience universelle
Le Président de la République a également plaidé pour un renforcement de la lutte contre le racisme et les discriminations, ainsi que pour le développement de partenariats dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et du développement.
Saluant l’engagement du Président ghanéen John Dramani Mahama en faveur de la justice historique et du rapprochement entre l’Afrique et sa diaspora, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les initiatives portées par le Sénégal en matière de mémoire et de valorisation du patrimoine historique. Il a notamment évoqué le rôle symbolique de l’île de Gorée, l’organisation du premier Festival mondial des arts nègres en 1966 ainsi que la récente commémoration du 80e anniversaire du massacre des tirailleurs sénégalais de Thiaroye.
Appelant à des actions concrètes pour faire vivre cette mémoire, le Chef de l’État a estimé que la coopération entre l’Afrique, les Caraïbes, les Amériques et l’ensemble des partenaires engagés dans cette démarche contribuera à renforcer les liens entre les peuples, à soutenir la recherche historique et à préparer un avenir commun plus juste et plus équilibré.
Fidèle à sa tradition d’enracinement dans l’ouverture, le Sénégal a réaffirmé sa disponibilité à prendre pleinement part à cette dynamique collective, aux côtés de l’Afrique, de sa diaspora et de tous les partenaires engagés en faveur de la reconnaissance, de la réconciliation, de la justice et de la dignité.
Salla GUEYE

