Un plan d’urgence contre les traversées illicites des autoroutes est désormais lancé par la Société nationale Autoroutes du Sénégal. L’annonce a été faite mardi à travers un communiqué de presse de l’ADS.
La société nationale Autoroutes du Sénégal, en concertation avec les exploitants du réseau autoroutier, exprime sa vive préoccupation suite à la diffusion récente de vidéos sur les réseaux sociaux. Ces images, montrant des piétons traversant imprudemment les voies, témoignent de comportements périlleux qui imposent un rappel ferme des règles de sécurité.
« Il convient de souligner que la traversée à pied d’une autoroute, où la vitesse est limitée à 110 km/h, constitue une violation grave du Code de la route et du décret 2020-1786 du 23 septembre 2020 portant règlement de Police et d’exploitation des autoroutes à péage », indique un communiqué de l’ADS rendu public mardi.
Au-delà de l’infraction, poursuit le document, ces actes mettent en péril la vie des piétons de manière imminente et exposent les automobilistes à des risques de collisions en chaîne dramatiques.
Un dispositif d’urgence d’ores et déjà déployé sur l’ensemble du réseau autoroutier
Face à cette recrudescence d’imprudence, un dispositif d’urgence est d’ores et déjà déployé sur l’ensemble du réseau autoroutier suivant trois axes majeurs. Il s’agit notamment du renforcement de la surveillance et de la sensibilisation par la multiplication des patrouilles et des actions de sensibilisation des populations riveraines.
Il est aussi prévu la fermeté coercitive par l’application rigoureuse des sanctions prévues pour mise en danger de la vie d’autrui et dégradation d’ouvrages publics (notamment la destruction de clôtures, la divagation d’animaux, etc.). Et aussi, la sécurisation des emprises : par la fermeture systématique des brèches et le renforcement des clôtures grillagées.
Parallèlement à ces mesures, Autoroutes du Sénégal rappelle que des passerelles piétonnes et des passages souterrains, ont été installés à intervalles réguliers sur tout le tracé. À ce titre, l’usage de ces ouvrages de franchissement demeure la seule garantie de sécurité pour les riverains souhaitant traverser l’emprise autoroutière.
« Toutefois, des investissements complémentaires pour l’érection de passerelles supplémentaires à certains endroits sensibles seront effectués », lit-on dans le texte.
Mariama DIEME

