samedi, juillet 13, 2024
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Vaccin en Afrique : Sachons raison garder

par pierre Dieme

Condamné et encore condamné ! Que c’est bien commode de condamner, de crier à tue-tête : « il ne faut pas accepter tel vaccin. On va nous tuer. On serait stérilisé à jamais. »

En vociférant des projets jugés démoniaques, on se donne bonne conscience. Un label de patriotisme, de révolutionnaires accomplis. Et voilà! Le diplôme de rempart est décroché.

Mais a-t-on réellement jaugé de toute la démarche du contenu et des finalités dévolues à ce fameux vaccin ?

Sur quel critère ce fameux vaccin, vaccin sur lequel tout le monde crache ses poumons, à force de vitupérer contre l’autre à travers la dernière retrouvaille de la décennie : les réseaux sociaux.

Les activistes, terme à la mode, au dernier étudiant usé par les études et décroché de l’université qui se trouve subitement l’âme d’un surdoué de sa génération en passant par les abonnés patentés du thé et des grandes places, chacun y va de son commentaire virtuellement scientifique et condamnant à tout vogue.

Que faire à pareille circonstance ? Quelle attitude adoptée ? Encore une fois, nous pensons qu’il faut de la sérénité, de la prudence et de la vision en toute occasion.

Les débats rapportés, les discours diffusés à grands flots sensationnels, les déclarations intempestives de quelque bord qu’elles proviennent, ne sauraient conditionner notre attitude  dans le cas présent.

Il faut de la hauteur, analyser correctement les faits objectifs pour ne pas demain regretter une attitude désobligeante.

Un pays, sa consistance culturelle et intellectuelle ne se bâtit pas sur des préjugés encore moins sur des présomptions de destruction massive et totale.

Il est vrai que par le passé nous avons connu toutes formes de ballotages politiques, économiques, scientifiques et même religieuses qui nous confinaient aux marges de la périphérie du monde des civilisés.

Nous y étions considérés comme des plous, des êtres dépourvus de raison qui ne savaient que chanter, danser et qu’il nous fallait avoir des tuteurs.

Et aujourd’hui encore, malgré les lacunes criardes, grâce à nos femmes engagées, à sa jeunesse ouverte au vent, féconde de l’esprit de leur temps, l’Afrique se réveille.

Avec des hommes de sciences, ses autorités religieuses imprégnées de science et de technique mais aussi de sagesse, ces hommes d’affaires engagés et tournés vaillamment vers un avenir prometteur et capable de se frayer un progrès endogène, un progrès social et économique.

Nous sommes donc aujourd’hui, à la veille d’un nouveau départ. Alors soyons sereins et sachons raison garder.

El Hadji Amadou Fall

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