Les travaux de la première centrale de stockage d’électricité par batteries du Sénégal ont été lancés, le 20 avril, à Diass (région de Thiès), une infrastructure destinée à stabiliser le réseau électrique national et à favoriser l’intégration des énergies renouvelables.
Implantée à proximité de l’aéroport international Blaise Diagne et adossée à une centrale solaire existante, cette installation, portée par la Senelec avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), repose sur un système de stockage d’énergie par batteries (BESS). Elle permettra de conserver l’électricité produite durant la journée pour la restituer en période de faible ensoleillement, rapporte la RTS.
Dotée d’une capacité de 56 MW / 56 MWh, la centrale sera en mesure d’absorber les fluctuations du réseau en moins de 250 millisecondes, contribuant ainsi à réduire les risques de délestage et à améliorer la qualité de service. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Partenariat pour une transition énergétique juste, conclu entre le Sénégal et ses partenaires internationaux, en vue d’accélérer la décarbonation du mix énergétique. Les autorités ambitionnent notamment de porter la part des énergies renouvelables à 40 % d’ici 2030, contre environ 30 % actuellement.
La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de Mamané Djitté, directeur de cabinet du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers. Le projet bénéficie d’un financement global de 36 millions d’euros, dont 28 millions sous forme de don de l’Allemagne via la KfW et 8 millions en prêt souverain accordé par la France à travers l’AFD, sous l’égide de l’Union européenne.
Au-delà de son apport technique, cette infrastructure est présentée comme un levier pour renforcer la souveraineté énergétique du pays, en optimisant l’exploitation des ressources locales et en réduisant la dépendance aux hydrocarbures importés. Elle devrait également contribuer à l’objectif d’accès universel à une électricité fiable et compétitive à l’horizon 2029. Intégré au programme Smartgrid lancé en 2018 pour moderniser les réseaux de transport et de distribution d’électricité, le projet sera réalisé sur une période de 12 mois. Sa mise en service est prévue en mars 2027.

