À la veille d’un choc très attendu en phase de groupes de la Coupe du Monde, N’Golo Kanté s’est présenté en conférence de presse avec la sérénité et la sobriété qui le caractérisent. Le milieu de terrain de l’équipe de France a livré un message clair : il n’est pas question de nostalgie ni de revanche, mais bien de victoire.
Né de parents maliens, N’Golo Kanté n’a pas esquivé la dimension symbolique de la rencontre. Il a reconnu que ses origines africaines rendent ce duel contre le Sénégal « peut-être un match particulier ». Mais le champion du monde 2018 a aussitôt recadré le débat : « La volonté sera de gagner contre le Sénégal demain. »
Pour lui, l’essentiel est ailleurs, dans l’ambition collective des Bleus de bien lancer leur compétition et d’ »aller le plus loin possible ».
Le souvenir de 2002 en spectateur
Kanté a également évoqué le précédent historique de 2002, année où le Sénégal avait créé l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la Coupe du Monde en éliminant la France tenante du titre dès le premier tour. « On était spectateurs à ce moment-là, et on a vu ce qui s’est passé », a-t-il rappelé, faisant référence à la victoire des Lions de la Teranga.
Une défaite gravée dans les mémoires, mais que le numéro 13 des Bleus refuse de transformer en obsession : « Pas pour une revanche, mais pour bien démarrer la compétition. »
La France, un choix assumé
Sans ambiguïté sur ses allégeances sportives, Kanté a rappelé qu’il représente la sélection française « depuis beaucoup d’années », un engagement total et indéfectible, quelle que soit l’identité de l’adversaire.
O.B.N

