Une information largement relayée sur les réseaux sociaux faisant état d’une supposée coupure d’eau à la mosquée de Médina Baye, à Kaolack, s’est révélée totalement infondée. Une descente sur les lieux nous a permis de le constater.
circuler dans la nuit du mercredi au jeudi, évoquant notamment une facture impayée de plus de 22 millions de francs CFA. En quelques heures, la nouvelle a suscité de nombreuses réactions, allant jusqu’à l’idée d’une collecte pour régler ladite facture. Pourtant, un constat sur place suffit à dissiper toute équivoque. L’eau coule normalement dans l’enceinte de la mosquée. Surpris par l’ampleur prise par cette information, les responsables locaux n’ont pas tardé à réagir. “J’ai reçu de nombreux appels de personnes qui s’inquiétaient de la situation. Mais comme vous pouvez le constater, la mosquée dispose bel et bien de l’eau. Il s’agit tout simplement d’une fausse information”, a déclaré Moussa Souaré, chargé de la surveillance des lieux.
Du côté de la Sen-Eau, une source a également démenti ces rumeurs devenues virales sur les réseaux sociaux.
Installé à Médina Baye depuis 1982, cet homme originaire de Malem Hoddar, garde les clés de la mosquée depuis 2002. Une responsabilité qui lui avait été confiée par feu l’imam Assane Cissé. “Depuis que je suis ici, je n’ai jamais entendu parler d’une quelconque coupure d’eau ou d’électricité. Je tenais à rassurer tout le monde que ces informations ne sont pas fondées”, a-t-il précisé.
Sur place, certains fidèles n’ont pas caché leur étonnement face à cette rumeur. Si l’initiative de certains internautes, prêts à contribuer financièrement est saluée, elle reste jugée inopportune. “L’intention est sans doute bonne et nous les en remercions. Mais une telle situation ne se produira pas. Nous invitons surtout les gens à faire preuve de plus de rigueur dans la diffusion de l’information”, a confié un fidèle sous couvert d’anonymat.
À la veille de la prière du vendredi, plusieurs curieux ont effectué le déplacement pour vérifier par eux-mêmes la véracité des faits. Une présence inhabituelle, alimentée par une rumeur finalement sans fondement.
Mamadou THIAM, Correspondant

