Annoncée depuis plusieurs jours, la création officielle du nouveau parti politique du président Bassirou Diomaye Faye sera actée ce samedi 25 juillet. Destinée à transformer la coalition « Diomaye Président » en une formation politique de rassemblement, cette initiative ouvre un nouveau chapitre pour le chef de l’État, désormais confronté à plusieurs défis : bâtir une organisation solide, préserver les équilibres avec ses alliés et gérer la cohabitation avec les anciens cadres du Pastef à l’approche des prochaines échéances électorales.
Une nouvelle politique page s’ouvre pour la mouvance présidentielle, notamment la coalition « Diomaye Président ». C’est ce samedi 25 juillet, à partir de 15 heures, que se tiendra la cérémonie officielle de lancement du nouveau parti politique présidentiel. Toutefois, aucune information n’a filtré de l’équipe de la superviseure générale de la coalition « Diomaye Président », Aminata « Mimi » Touré, quant à une éventuelle présence du chef de l’État à cette cérémonie. Dans un communiqué rendu public à l’issue de sa session extraordinaire tenue le samedi 18 juillet dernier, le Conseil des leaders de la coalition « Diomaye Président » avait annoncé avoir officiellement engagé sa transformation en un grand parti politique de rassemblement.
Destinée à fédérer toutes les formations et mouvements politiques membres de « Diomaye Président », créée en 2023 autour du Pastef pour porter la candidature de l’actuel chef de l’État, cette nouvelle formation politique, dont le lancement est annoncé depuis plusieurs jours, marquera le début d’une nouvelle aventure politique pour Bassirou Diomaye Faye, en dehors de son parti d’origine, le Pastef. Le premier défi qui attend le chef de l’État dans ses nouvelles fonctions de dirigeant de parti – un rôle auquel il avait pourtant renoncé au sein du Pastef afin de se placer au-dessus de la mêlée, conformément aux textes de cette formation – sera sans doute celui de la structuration.
Diomaye Faye optera-t-il pour une organisation verticale, dans laquelle il concentrera l’autorité et le pouvoir au sein du parti, avec des organes hiérarchisés du niveau national jusqu’à la base, en passant par les instances intermédiaires, à l’image du Parti socialiste (PS) ? Ou choisira-t-il plutôt une structuration plus horizontale, caractérisée par une organisation moins pyramidale et sans recours à une vente massive de cartes de membre, contrairement à ses prédécesseurs Abdoulaye Wade et Macky Sall ? Ces derniers étaient demeurés les principales figures de leurs formations respectives, tandis que les autres responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS) et de l’Alliance pour la République (APR) jouaient davantage un rôle de relais politiques.
Au-delà de cette question organisationnelle, un autre défi majeur attend ce nouveau parti présidentiel à l’approche des prochaines échéances électorales : la gestion de la bataille de positionnement entre les alliés de la coalition et les anciens responsables du Pastef ayant choisi de quitter leur formation pour rejoindre le chef de l’État dans cette nouvelle aventure politique.
Nando Cabral Gomis
Sud quotidien

