Le président Adama Barrow a été réélu avec 53 % des suffrages, à l’issue du scrutin du 4 décembre 2021. Placé sous le symbole de la réconciliation nationale, après les 22 années de dictature sous Jammeh, le président réélu veut inscrire son mandat dans une dynamique de réconciliation nationale entre le peuple et les partisans de l’ancien président qui, il faut le dire, était l’absent le plus présent lors de ce scrutin.
Pour Fatou Jagne Senghor, Directrice régionale sortante d’Article 19, réconcilier le peuple gambien est très salutaire, mais cela ne devrait en aucun cas sacrifier la justice. Invitée de l’émission « Objection » de ce dimanche sur Sud Fm, elle signale que cette doléance du peuple, encore traumatisé par les années Jammeh, doit être satisfaite.
« Le président Barrow doit jouer avec beaucoup de tact. Réconcilier les fans de Jammeh avec le reste des Gambiens est légitime. Parce que c’est un petit pays de 2 millions d’habitants. Il faut plus rassembler le peuple que de le diviser. Mais il faut qu’il y ait justice. Et c’est là où il est attendu. Si, au nom de la réconciliation, il sacrifie la justice, je pense que ce mandat va être très difficile pour lui », renseigne Fatou Jagne Senghor.
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