Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a annoncé une accélération massive de la production électrique nationale lors de son passage dans l’émission En Vérité ce dimanche 3 mai 2026. Le gouvernement prévoit d’injecter 1 250 mégawatts additionnels dans le réseau d’ici trois ans, une puissance colossale destinée à renforcer la capacité actuelle du pays qui s’élève à environ « 1 902 mégawatts ». Cette stratégie vise à répondre durablement à la demande croissante et à concrétiser l’objectif d’assurer un accès universel à l’électricité « à l’ensemble des Sénégalais à l’horizon 2030 ». Le ministre a dévoilé la préparation d’appels d’offres pour « une centrale solaire de 250 mégawatts » ainsi qu’un « second projet solaire d’une capacité de 500 mégawatts ». En parallèle, l’État collabore avec le FONSIS pour la mise en œuvre d’une « centrale à gaz de 500 mégawatts », consolidant ainsi une offre énergétique plus robuste et moins dépendante des fluctuations du marché pétrolier. Au-delà de la simple puissance installée, le Sénégal s’engage dans une transition structurelle profonde de son mode de production. Les autorités ont fixé pour objectif d’atteindre une part de « 40 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique national à l’horizon 2029 ». Cette politique de diversification, qui intègre le solaire, l’éolien et le gaz, est conçue « afin de réduire progressivement la dépendance au fuel » et garantir une souveraineté énergétique accrue à travers des sources plus propres et durables.
La pérennité de ces ambitions est assurée par une gestion prévisionnelle à très long terme au sein de la société nationale d’électricité. Birame Souleye Diop a confirmé que la Senelec bénéficie désormais d’une « planification claire des investissements à réaliser jusqu’en 2040 », offrant une visibilité inédite sur les infrastructures à bâtir. Cette rigueur dans la programmation annuelle doit permettre d’accompagner le développement économique du pays tout en garantissant une énergie accessible à chaque foyer sénégalais avant la fin de la décennie.
Cécile Sabina Bassene

