Fermer le menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Guy Marius Sagna tacle l’opposition : « Où a-t-on déjà dit que nous allions boycotter la France où rompre avec elle? »
  • Justice : Le collectif Rappel à l’ordre dans la rue, le 19 septembre prochain
  • Taxawu Sénégal regrette « une trahison de Barthélémy Dias » et réitère son ancrage dans l’opposition
  • « Au nom du Projet, de la Dette et de la sainte Reddition des Comptes : L’Errance d’un Pouvoir », (Par Pape Mahawa Diouf)
  • Finances publiques-FMI : l’APR accuse le régime de cacher la vérité
  • Gestion des inondations : l’Etat intensifie ses actions et renforce son dispositif d’urgence
  • Enseignement supérieur : le Mesri rappelle l’obligation d’agrement pour les établissements privés
  • Manifestations politiques : le Conseil constitutionnel a validé l’indemnisation des victimes, selon Amadou Ba
  • Élection du nouveau maire de Dakar : Taxawu Senegaal se défend et dénonce des “accusations infondées”
  • Élection d’Abass Fall comme nouveau maire de Dakar : l’Apr dénonce un « hold-up »
  • Enquête sur le «Sukuk Sogepa » : vague d’auditions à la Dic
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»Actualités»Société»Business des permis de conduire, alerte rouge
Société

Business des permis de conduire, alerte rouge

Par Dakar Matin1 octobre 2020Updated:1 octobre 2020Aucun commentaire1 888 Vues
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email
Ecoutez l'article

Une enquête a permis de mettre la main sur un arsenal impressionnant composé de cartes grises vierges, d’autres déjà remplies avec le cachet nominatif de l’autorité compétente, des talons de permis de conduire vierge

Le président du mouvement Avenir Sénégal Bouniou Beug a affirmé hier que l’opération ‘’Walu’’ qu’il a lancée, il y a une semaine, a pu sortir plus de 100 sinistrés des eaux. Face aux journalistes hier à Keur Massar, Dr Dièye, accompagné d’un comité regroupant toutes les obédiences politiques, a invité aussi les hommes politiques à taire les querelles…

Le 25 août dernier, un accident de la circulation s’est déroulé sur l’autoroute. La section de la prévention routière et des accidents dans l’identification des victimes tombe sur un conducteur de moto tricycle. Ce dernier présente un certificat de perte de son permis. Doutant de l’authenticité des documents, il remonte au service des mines qui lui confirme qu’il s’agit effectivement d’un faux document.

L’enquête ouverte par la suite permettra de mettre la main sur plusieurs individus mais surtout sur un arsenal impressionnant composé de cartes grises vierges, d’autres déjà remplies avec le cachet nominatif de l’autorité compétente, des talons de permis de conduire vierges. Mais ce qui a le plus impressionné, ce sont les cachets des autorités ingénieusement copiés. Une scène qui en dit beaucoup sur le business qui existe autour de la délivrance de ces documents de transport, en particulier le permis de conduire. Aujourd’hui, même si les auto-écoles pullulent dans la capitale, ils sont nombreux à détenir leur permis de conduire sans être passés par la formation en Code et Conduite.

Très à l’aise au volant d’une Peugeot 207 break, Madou Fall n’est jamais passé par une auto-école et pourtant, il a son permis de conduire. En effet, raconte-t-il, c’est en fréquentant un ami véhiculé qu’il s’est habitué à la conduite. Chemin faisant, il finit par maîtriser parfaitement la conduite. Mais pour être en règle, il lui faut un permis de conduire. « Je ne m’imaginais pas perdre autant de temps dans les auto-écoles, alors que je conduisais déjà. On m’a présenté un gérant d’auto-école. Il m’a demandé 100 mille pour me mettre avec ses élèves le jour de l’examen. J’ai rapidement été programmé. Je suis sûr que je n’ai pas donné de bonnes réponses à l’examen du code, mais le responsable m’a rassuré et m’a demandé de remettre une petite somme à quelqu’un qui était là le jour de l’examen. Il ne restait que la conduite », se souvient-il.

L’EXAMEN DE CONDUITE, LA GROSSE FARCE 

Pour se faire une idée claire des magouilles qui entourent l’obtention du permis de conduire, il faut se rapprocher des candidats. « Alors que j’avais fini le nombre de cours qui avait été retenu lors de mon inscription, on me dit que je dois passer l’examen un mardi. J’étais sûr de ne pas avoir assez maîtrisé la conduite. La veille, un des formateurs m’appelle pour me dire de ne pas stresser, mais surtout de venir avec 20 000 francs. Je n’avais rien compris. Quand j’en ai parlé à un ami, il m’a dit que lui-même avait fait la même chose », se rappelle-t-il. Le jour-j, poursuit-il, le candidat débarque derrière le stade Leopold Sédar Senghor.

A peine arrivé, son moniteur lui demande de se préparer. « J’étais très stressé. Dès que j’ai démarré le véhicule, on m’a dit de descendre. J’avais échoué. Mais pendant que j’imaginais la reprise des cours, le moniteur m’appelle et me demande de le rejoindre derrière un bus garé à quelques mètres. Je lui remets les 20 mille et il me demande de rentrer. Quelques jours plus tard, il m’appelle pour me dire que je pouvais passer récupérer mon permis de conduire », raconte-t-il. Pour la suite, c’est sur la route qu’il finit sa formation en conduite. Le code de la route, il l’a sur son téléphone. Mais selon cette ancienne formatrice en code de la route, il s’agit d’un business très huilé. Car, dit-elle, le jour de l’examen de conduite, ce sont les moniteurs qui surveillent, mais il y a des superviseurs de la direction des mines. « Comme un moniteur ne peut pas surveiller ses propres élèves, ils se parlent entre eux. Maintenant, les petites sommes (entre 10 et 20 mille ) que les candidats donnent, ils se le partagent à la fin de l’examen. Chacun peut se retrouver avec 75 ou 100 mille, selon sa position. Ça se passe comme ça depuis des années », révèle-t-elle sous le couvert de l’anonymat.

 DES AUTO-ECOLES DE FAÇADE 

La magouille va bien au-delà. En effet, étant donné que le permis de conduire pour les poids lourds est payé plus cher dans les autoécoles, certains, très introduits dans le deal, font passer à des élèves de véhicules légers des examens de poids lourds. « J’avais quelques notions en conduite, mais je n’avais pas le temps de faire les cours du début à la fin. J’ai été mis en contact avec quelqu’un qui a accepté de me faire passer l’examen poids lourds, même si tous mes cours, je les ai faits dans un véhicule poids léger », dit-il avec ironie. Cependant, dit-il, c’est de justesse qu’il a fait cet examen. En effet, explique-t-il, le monsieur qui l’avait enrôlé prétendait avoir une auto-école avec une enseigne bien visible. Mais c’est le jour de l’examen qu’il a compris que le monsieur n’était qu’un simple rapporteur d’affaires. « J’attendais le nom de l’auto-école à laquelle je m’étais inscrit. Pendant une heure, personne ne m’a appelé. C’est vers la fin que mon formateur s’est rapproché de moi pour me donner le nom d’une autre auto-école. Il m’a dit que je dois faire partie de cette équipe. Je n’avais rien compris. Mais ce qui m’intéressait, c’était de faire l’examen pour de bon », se rappelle-til. L’examen ne sera qu’une question de formalité.

A peine s’est-il installé qu’on lui a demandé de sortir. Comme les autres, cela ne l’empêchera pas de décrocher son permis au prix d’une petite somme supplémentaire. Selon beaucoup de témoignages, la plupart des auto-écoles ne sont pas reconnues. Mais leur stratégie consiste à trouver des élèves le jour des examens. Elles se font enrôler par des auto-écoles reconnues moyennant un certain pourcentage. Mais si cette pratique perdure, c’est parce qu’il n’y a pas de contrôle des auto-écoles, estime cette ancienne formatrice en code de la route. « J’ai passé deux ans dans une auto-école, mais jamais je n’ai reçu la visite d’un responsable censé contrôler ce que nous faisons. Il y va de la sécurité des usagers de la route. Mais on laisse faire », regrette-telle.

Dans une contribution, Alassane Kitane, professeur au Lycée de Thiès, plaidait pour une convention entre l’Etat et les auto-écoles sérieuses et réputées expertes pour permettre d’améliorer la capacitation de ces structures et de promouvoir une formation continue. « Pour que le Permis de conduire ne devienne pas un permis de tuer, il faut lui redonner sa dignité, sa valeur scientifique et technique. Le permis de conduire doit être gradué : il faudrait, pour obtenir le permis (même poids léger), passer par différentes étapes, par plusieurs examens avec des équipes différentes, mobiles. Le service des mines doit également être vidé de tous ces rabatteurs qui travaillent dans l’illégalité la plus absolue sans qu’aucune instance ne se décide à arrêter leur manège », a-t-il plaidé.

GORA KHOUMA, SG UNION DES ROUTIERS DU SÉNÉGAL : «Il y a trop de laisser-aller avec les auto-écoles»

Selon Gora Khouma, secrétaire général du syndicat des routiers du Sénégal, c’est tout le secteur qui nécessite une refonte totale. Mais, dit-il, ce qui se passe dans les auto-écoles, c’est la catastrophe. «Aujourd’hui, il y en a par exemple qui descendent sur le terrain pour demander qu’on leur trouve des candidats, moyennant une commission. Autre chose qui mérite l’attention des autorités, ce sont les voitures utilisées pour les cours de conduite. Normalement, ce sont des voitures avec double pédales. Maintenant, ce sont des particuliers qu’on utilise comme on veut. Tout ça, c’est parce qu’il n’y a pas de contrôle. Elles doivent être inspectées régulièrement. Il y a trop de laisser-aller dans les auto-écoles. Les gens obtiennent le permis d’abord avant d’apprendre à conduire, alors que ça devrait être le contraire. Il n’y a presque plus d’auto-école fiable. Les plus prisées sont celles qui peuvent vous trouver le permis le plus rapidement possible, or la priorité devrait être la qualité des cours », a-t-il dénoncé. Par ailleurs, alerte-t-il, « de plus en plus, on constate que toutes les motos sont devenues des acteurs à part entière du transport, mais on n’en parlera que quand il y aura un drame. Si on ne règle pas ces problèmes-là, toutes les actions menées pour la sécurité routière seront vaines. A Dakar, il y a énormément de voitures qui sont immatriculées dans les régions, mais qui réussissent à avoir la visite technique sans sortir de Dakar. C’est problématique », dit-il.

OUMAR YOUM, MINISTRE DES TRANSPORTS :  «nous voulons avoir le circuit le plus sécurisé possible d’obtention des permis de conduire»

Selon les chiffres de la brigade nationale des sapeurs-pompiers, il a été dénombré, entre janvier et août 2019, 430 morts sur plus de 11 082 sorties sur l’ensemble du territoire. Des chiffres qui n’ont pas manqué d’alerter les autorités. Prenant part aux concertations sur les réformes initiées dans la loi d’orientation et d’organisation des transports terrestres, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, annonçait une batterie de mesures qui en disaient long sur la gravité de la situation. L’objectif, selon le ministre, c’est qu’au-delà des conditions de délivrance des permis de conduire, «il faut avoir le circuit le plus sécurisé possible d’obtention des permis de conduire avec les procédés informatiques qui doivent nous permettre d’abattre le maximum de contacts physiques, parce que c’est là où on constate des difficultés». En plus d’une obtention plus sécurisée du permis, le ministre estime qu’il est important de capaciter davantage les conducteurs pour limiter les dégâts routiers. «Nous allons mettre l’accent sur la formation, institutionnaliser ou instaurer la formation en sécurité routière obligatoire pour tout détenteur de permis de conduire, mais également mettre en place un dispositif pour la capacitation des conducteurs professionnels pour nous permettre de mettre la veille qu’il faut », a soutenu Oumar Youm qui insiste sur l’urgence de mettre en place un organe directionnel pour la gestion de la politique et la mise en œuvre de la politique de sécurité routière.

Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Gestion des inondations : l’Etat intensifie ses actions et renforce son dispositif d’urgence

28 août 2025

Enseignement supérieur : le Mesri rappelle l’obligation d’agrement pour les établissements privés

28 août 2025

Enquête sur le «Sukuk Sogepa » : vague d’auditions à la Dic

28 août 2025

Darou Mouhty : Le PM a présenté ses condoléances à la famille de Pape Mamadou Seck

28 août 2025

Kagnout perd son roi, un « visionnaire fédérateur »

28 août 2025

Indemnisation victimes évènements pré-électoraux de 2024 : nouvelles mesures pour accélérer le paiement des allocations

28 août 2025
En direct
Bannière
Plus lus

Opération “Top Secret” à Boulome : comment Hamidou Djiba ,porte-parole du MFDC est tombé dans la nasse des gendarmes

25 août 2025110 Vues

Discours souverainiste du régime : « un refoulement du complexe d’infériorité et du désir de reconnaissance de la France », selon Yoro Dia

27 août 202597 Vues

Clédor Sène arrêté par la Section de recherches puis libéré

28 août 202587 Vues

Abdoulaye ? Biii biii !

28 août 202546 Vues

Audit au Musée des Civilisations Noires : un détournement de près de 100 millions de F Cfa confirmé par un audit

21 août 202544 Vues

Naufrage d’une pirogue de migrants en Mauritanie : plusieurs corps rejetés par la mer, dont des Sénégalais

28 août 202540 Vues

Éliminatoires Mondial 2026 : La liste de Pape Thiaw avec le retour de Sadio Mané

28 août 202534 Vues

Préparatifs du Gamou de Tivaouane : les grandes annonces du Khalife général des Tidianes

25 août 202532 Vues

Indemnisation des détenus à tort : entre méconnaissance de la commission et lourdeurs de la procédure

28 août 202530 Vues

Abass Fall élu nouveau maire de Dakar

25 août 202528 Vues

DPBEP 2026-2028: les ressources financières projetées à 16 638 milliards de FCfa

21 août 202527 Vues
Ne ratez pas!
A la Une

Guy Marius Sagna tacle l’opposition : « Où a-t-on déjà dit que nous allions boycotter la France où rompre avec elle? »

Par Dakar Matin29 août 20250 Vues

La relation Sénégal – France continue d’alimenter les débats. Dans une publication sur Facebook, Guy…

Justice : Le collectif Rappel à l’ordre dans la rue, le 19 septembre prochain

29 août 2025

Taxawu Sénégal regrette « une trahison de Barthélémy Dias » et réitère son ancrage dans l’opposition

28 août 2025

« Au nom du Projet, de la Dette et de la sainte Reddition des Comptes : L’Errance d’un Pouvoir », (Par Pape Mahawa Diouf)

28 août 2025

Finances publiques-FMI : l’APR accuse le régime de cacher la vérité

28 août 2025

Gestion des inondations : l’Etat intensifie ses actions et renforce son dispositif d’urgence

28 août 2025

Enseignement supérieur : le Mesri rappelle l’obligation d’agrement pour les établissements privés

28 août 2025
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Guy Marius Sagna tacle l’opposition : « Où a-t-on déjà dit que nous allions boycotter la France où rompre avec elle? »

29 août 2025

Justice : Le collectif Rappel à l’ordre dans la rue, le 19 septembre prochain

29 août 2025

Taxawu Sénégal regrette « une trahison de Barthélémy Dias » et réitère son ancrage dans l’opposition

28 août 2025

« Au nom du Projet, de la Dette et de la sainte Reddition des Comptes : L’Errance d’un Pouvoir », (Par Pape Mahawa Diouf)

28 août 2025
Les articles populaires

Refus d’acquiescement de Sonko : la grosse erreur du président du tribunal de Dakar

17 octobre 202359 354 Vues

Affaire Ousmane Sonko : Me Ciré Clédor donne les deux raisons pour lesquelles son client a suspendu sa grève de la faim

3 septembre 202354 246 Vues

Embargo sur le Mali: Les Groupements Economiques du Sénégal annoncent 1348 camions en souffrance à la frontière avec le Sénégal

3 février 202246 437 Vues

Séquestration de Sonko : L’indignation de la Communauté Internationale

29 mai 202332 968 Vues
© 2025 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour effectuer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.

pixel