L’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) a exprimé sa vive indignation suite au report de l’élection présidentielle du 25 février 2024 à décembre 2024. Dans un communiqué publié ce jour, l’AJS qualifie cette décision inédite de « précédent dangereux pour l’état de droit et la bonne gouvernance ». Un coup porté à la démocratie sénégalaise L’AJS souligne que ce report « met à mal la Charte fondamentale de même que les lois et règlements du Sénégal ». Pour l’association, il s’agit d’une « entrave à la citoyenneté » des populations qui se voient privées de leur droit de choisir souverainement leur dirigeant. Violences et répression : l’AJS…
Auteur/autrice : Dakar Matin
La situation au Sénégal s’aggrave de jour en jour, marquée par des manifestations, des violences et des pertes humaines, suscitant des préoccupations profondes quant à la préservation des droits et des libertés. Deux jeunes vies ont été tragiquement perdues récemment, mettant en lumière les conséquences dévastatrices des tensions politiques actuelles. Alpha Yoro Tounkara et Modou Gueye, étudiant et résident respectivement, étaient animés par des rêves et des aspirations avant de perdre la vie par balles réelles. Ces décès font écho aux inquiétudes croissantes quant à la manière dont le président Macky Sall gère la contestation et réprime toute opposition. Le…
Dakar Matin
Le président Macky Sall n’a pas encore dit ce qu’il fera si le Conseil constitutionnel valide les requêtes de l’opposition visant l’inconstitutionnalité de la loi qui reporte l’élection présidentielle au 15 décembre 2024. Dans une entrevue exclusive accordée vendredi à l’Associated Press (AP), le chef de l’Etat a balayé les allégations selon lesquelles la décision était inconstitutionnelle et qu’il avait créé une crise constitutionnelle. Il juge prématuré de se prononcer sur la délibération du Conseil constitutionnel. « Il est trop tôt pour moi d’envisager cette perspective (…) Lorsque la décision sera prise, je pourrai dire ce que je ferai », a-t-il déclaré. Macky Sall…
Le ministère de l’Intérieur nie l’implication des forces de l’ordre dans le décès de Alpha Yéro Tounkara à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, lors des manifestations contre le report de la présidentielle. « Les Forces de défense et de sécurité ne sont pas intervenues dans le Campus universitaire où le décès est survenu pour y maintenir l’ordre », lit-on dans un communiqué du ministère, publié ce 10 février. En conclusion de son communiqué, le ministre de l’Intérieur a adressé ses sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime.Le procureur de la République a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête pour…
Dans une interview exclusive accordé à l’Associated Press, le Président Macky Sall a défendu sa décision de reporter les élections. Il se dit prêt à passer le relais.M. Sall a balayé les allégations selon lesquelles la décision était inconstitutionnelle et qu’il avait créé une crise constitutionnelle. Selon Macky, le Sénégal avait besoin de plus de temps pour résoudre les controverses concernant la disqualification de certains candidats et un conflit entre les pouvoirs législatif et judiciaire. Le chef de l’Etat a nié qu’il cherchait à s’accrocher au pouvoir. « Je ne cherche absolument rien d’autre que de laisser un pays en paix…
L’Assemblée nationale du Sénégal en sa séance du 5 février 2024 a adopté, dans une atmosphère très conflictuelle, la loi constitutionnelle n° 04/2024 portant dérogation aux dispositions de l’article 31 de la Constitution. Ce vote fait suite à l’abrogation par le Président de la République du décret n° 2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral. Ces deux actes remettent en cause les fondements de notre République et la longue tradition démocratique sénégalaise. Ils violent de surcroît la Charte fondamentale qui dénie au président de la République et à l’Assemblée nationale toute prérogative pour interrompre le processus électoral…
Les foyers de tensions se multipliés hier, vendredi, à Dakar. Des manifestants bravant les forces de l’ordre ont investi les rues de Dakar pour dire non au report de l’élection présidentielle. C’était la première journée de mobilisation de la société civile et de l’opposition contre le projet de Macky Sall et de son régime de renvoyer la présidentielle au 15 décembre prochain. Un vendredi pas comme les autres. C’est ce qu’a connu Dakar hier, à la suite de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants. Des pneus brûlés, des voitures et étales incendiés ont fait le décor de certaines…
Ce vendredi, quatorze candidats, représentés par un pool d’avocats dirigé par Me Mame Adama Gueye, ont déposé un recours au niveau de la Cour suprême. Ils y attaquent le texte de Macky Sall qui avait ouvert la voie à un report de la présidentielle en abrogeant le décret de convocation du corps électoral. «Nous venons de faire enregistrer au niveau du greffe de la Cour suprême la requête aux fins d’annulation du décret qui a abrogé le décret qui convoquait le corps électoral. Car c’est ce décret qui est à l’origine de tout ce qui se passe aujourd’hui au Sénégal»,…
Les heurts entre policiers et manifestants se sont poursuivis jusque dans la soirée à Mbacké. Même si les policiers ont réussi à sécuriser le supermarché ainsi que les stations-service, à Touba, les Baye Faal ont prêté main forte aux forces de l’ordre pour empêcher toute manifestation. C’est le cas aussi à Louga où les manifestants ont brûlé des pneus et barré des routes, de même qu’à Richard Toll où de violentes manifestations ont été notées. De même qu’à Dahra Djolof où des heurts ont été enregistrés. Des manifestants ont brûlé des pneus sur la route nationale et dans des ruelles…
