Après avoir boycotté Macky Sall au dialogue national, Idrissa Seck pose un autre acte qui l’éloigne davantage du chef de l’Etat. Le projet de loi sur l’amnistie divise la classe politique. Idrissa Seck, par la voie de son mandataire national, Ass Babacar Gueye, Idrissa Seck a fermement rejeté le projet de loi sur l’amnistie initié par Macky Sall à quelques jours de la fin de son mandat, portant sur les faits liés aux manifestations politiques survenues dans le pays entre 2021 et 2024. « Le parti Rewmi l’a rejeté fermement parce que le président Idrissa Seck croit qu’une loi d’amnistie est une…
Auteur/autrice : Dakar Matin
A observer les dernières convulsions du régime du Benno-APR, à travers le dialogue tragicomique de Diamniadio, on se dit qu’assurément, tous les ingrédients sont réunis, pour faire de cette fin de règne rocambolesque de Macky Sall, un thriller politique palpitant. Triste sort que celui de cet alchimiste maladroit, dont la bombe est en train de lui exploser entre les mains ! Sa fâcheuse propension, à enfreindre les règles de droit à des fins politiciennes, a dépassé les limites de la décence et de l’élégance républicaines. Tout ça pour atteindre l’objectif utopique de réduire l’Opposition à sa plus simple expression !…
Le Président Macky Sall estime qu’il est le seul détenteur de la prérogative de choisir la date de la présidentielle. De ce point de vue, laisse-t-il entendre, selon des informations de L’Observateur, le recours du FC25 demandant au Conseil constitutionnel de fixer le jour du scrutin, n’y changera rien. Cette position est partagée par des proches du chef de l’État. «Si le Conseil constitutionnel lui impose une date, il peut ne pas prendre un décret pour convoquer le corps électoral. Parce que rien de l’y oblige», croient savoir des voix du Palais qui se sont confiées au journal du…
Oui, comme je le pressentais dans ma précédente contribution, ils se sont retrouvés à Diamniadio, ont déchiré la décision du Conseil constitutionnel et trouvé un moyen d’anéantir le processus électoral en cours. Je me posais alors la question que je répète ici : le Conseil constitutionnel les laissera-t-il faire ? Si c’est le cas, quelle sera l’attitude du peuple qui est directement concerné ? En attendant d’en savoir plus, je reviens à ma contribution d’avant-hier où je m’engageais à continuer de passer en revue avec vous, le pillage systématique des deniers de la Société africaine de Raffinage (SAR) pendant plusieurs années. J’en étais…
Les enseignants sont déterminés dans leur lutte pour faire libérer leurs collègues de prison et aussi faire respecter les accords signés avec les autorités compétentes. En débrayage depuis le début de la semaine, ces éducateurs menacent encore de paralyser les enseignements, apprentissages, ce jeudi et vendredi. Le Cusems/A ; le Sadef ; le Sydes ; la Cntls ; l’Uden/R ; le Sydels/O ; l’Ues et le Cis ont décrété un mot d’ordre de grève totale de 48 heures à compter de ce jeudi pour exiger le respect de la constitution, le calendrier et la libération de tous les enseignants détenus…
Le dialogue national a retenu la date du 2 juin pour organiser l’élection présidentielle. Le Président Macky Sall qui était l’initiateur, « remercie les forces vives pour ces assises ». Toutefois, le chef de l’Etat a rappelé que sa décision de quitter le pouvoir le 2 avril, marquant la fin de son mandat, sera respectée. « Le Dialogue national a proposé le 2 juin 2024 comme nouvelle date des élections présidentielles au Sénégal. Je remercie les forces vives pour ces assises. Toutefois je tiens à préciser que je quitterai mes fonctions au terme de mon mandat le 2 avril, comme je l’ai déjà…
Ses ultimes et vaines manœuvres tendant à changer les règles du jeu, non plus en cours mais bien en fin de partie, prouvent à ceux qui en douteraient encore qu’il a perdu pied et donc tout contact avec le réel Le président sortant Macky Sall, longtemps considéré comme un « maître du jeu politicien », se trouve désormais pris à son propre jeu. Réputé expert en manipulation du Parti-Etat pour asseoir son pouvoir personnel, le voici désormais acculé au double jeu en réaffirmant que « force doit rester à la loi » tout en se jouant de la loi fondamentale qu’est censée être une…
Dans sa décision du 15 février 2024, le Conseil en annulant la loi constitutionnelle dérogatoire à l’article 31 de la Constitution et le décret abrogeant le décret de convocation des électeurs, a par courtoisie républicaine invité les autorités sénégalaises en charge de l’organisation de l’élection de fixer dans les meilleurs délais la date de l’élection présidentielle pour barrer la route à un mandat acquis illégitimement. Mais, le pouvoir semble ne pas saisir le contenu de la décision du juge électoral et cherche à gagner du temps ( la réception des conclusions du dialogue prévue pour le 04 mars. C’est après…
« Je pense qu’il est toujours bon de dialoguer et quand on dialogue, c’est pour effectivement arriver à des consensus. Seulement, j’ai un peu de réserves par rapport à ce dialogue initié par le chef de l’Etat. En tant que juriste constitutionnaliste, bien que la politique soit tellement encrée dans le cadre même du droit, mais je pense que le processus a été enclenché depuis longtemps. Le Conseil Constitutionnel a eu à pendre position, à donner une décision qui est exécutoire, qui s’impose à tout le monde, aux pouvoirs publics et à tous les citoyens. Maintenant, le président a dit…
Ziguinchor est l’une des régions très éprouvée et affectée par les manifestations sociopolitiques qui ont secoué le pays entre mars 2021 et juin 2023 et même récemment courant févier 2024. Une quinzaine de morts, de jeunes manifestants tués par balles, Bignona et Ziguinchor ont payé un lourd tribut à cette crise politique. La loi d’amnistie en gestation plonge déjà les parents et proches des victimes de ces manifestations dans le désarroi total. Révoltés, meurtris, ils s’expliquent difficilement la pertinence d’une telle loi. Et lorsque Malick Mansal (oncle du jeune Ibrahima Goudiaby tué en juin dernier lors des manifestations à Ziguinchor)…
