L’intersyndicale des professionnels de la santé regroupant le Syndicat Autonome des Médecins Pharmaciens et Chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES), le Syndicat des Médecins Privés du Sénégal (SYMEPS), le Syndicat des Chirurgiens-dentistes du Privé du Sénégal (SCDPS), l’Association des Cliniques Privées du Sénégal (ACPS), la Société Sénégalaise d’Anesthésie Réanimation et Médecine d’Urgence (SOSEAR), ont exprimé leur préoccupation sur la situation de leur camarade Docteur Babacar Niang, placé en garde à vue à la Sûreté urbaine (Su) de Dakar depuis mercredi. Il engage le combat pour exiger sa libération, car dit-il, ‘’sa place n’est pas en prison ou en garde à vue’’.
« Notre confrère et camarade, le docteur Babacar Niang médecin depuis bientôt 40 ans, est diplômé en médecine d’urgence et en médecine aéronautique. Dans les années 90, il a été l’initiateur du transport médicalisé au Sénégal qu’il a déployé à Dakar et dans la banlieue plus précisément à Guédiawaye et dans les régions de Mbour et de Saint Louis.…. Nous ne voulons plus le voir en détention. Nous exigeons sa libération, car sa place n’est pas en prison ou en garde à vue. La place de tout médecin est auprès de ses malades dans le seul but de soulager leurs souffrances en les soignants. Au travers de ses actions médicales, le médecin met un point d’honneur à rétablir, préserver ou promouvoir la santé dans tous ses éléments physiques et mentaux, individuels et sociaux », a déclaré Docteur Abdou Kan Diop.
Poursuivant, il ajoute : « A l’image du bandeau recouvrant les yeux de Thémis pour représenter l’objectivité de la justice, la vue du médecin n’est concernée que par le soulagement des maux des patients. Aussi bien dans le public que dans le privé, le médecin respecte des procédures qui l’amènent, en recevant un patient, à l’assister dans le but de le stabiliser, en prenant en charge le risque vital de ce dernier. Le médecin joue lui-même un rôle dans la bonne marche de la justice puisqu’il contribue à la manifestation de la vérité sur la base d’examens médicaux et médicaux légaux ».
Mieux précise le président du syndicat des médecins privés du Sénégal : « Aujourd’hui, notre confrère, le docteur Babacar Niang, dont l’état de santé est préoccupant, doit recevoir des soins appropriés qui ne peuvent être dispensés dans un commissariat. Le médecin répondra toujours présent à l’appel de la justice parce qu’il est avant tout un citoyen comme les autres, mais gardons à l’esprit qu’il n’est un ennemi pour personne, mais plutôt un partenaire de vie à la recherche permanente de vies à sauver. L’intersyndicale appelle tout un chacun à la mesure et au discernement dans l’appréciation du rôle du médecin au Sénégal dont le statut doit être légalement fixé pour lui permettre d’exercer sa mission en toute quiétude et sans intimidation. Fort de tout cela, l’intersyndicale ne saurait tolérer que notre camarade et confrère continue à être abusivement privé de liberté ».
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