À quelques jours du Grand Magal de Touba, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique finalise son dispositif de couverture sanitaire. En visite dans la cité religieuse, vendredi 24 juillet 2026, le ministre Ibrahima Sy a annoncé la mobilisation de 6 000 agents, de plus de 180 points de prestations sanitaires et d’importants moyens logistiques et financiers pour assurer une prise en charge optimale des pèlerins.
Au terme de sa tournée, le ministre a indiqué que plus de 180 points de prestations sanitaires seront opérationnels durant le Magal. Pour assurer leur fonctionnement, 6 000 agents de santé seront mobilisés à travers les différentes structures déployées dans la ville. Le dispositif sera renforcé par une quarantaine d’ambulances destinées à faciliter les évacuations d’urgence et les interventions rapides.
S’agissant de la disponibilité des intrants, Ibrahima Sy a annoncé qu’une enveloppe de 71,5 millions de francs CFA a été consacrée à l’acquisition de médicaments et de consommables médicaux. À cette dotation s’ajoute une caisse d’avance destinée à faire face aux dépenses imprévues et à garantir une réponse rapide aux besoins qui pourraient survenir durant le Magal.
Le ministre est également revenu sur les actions entreprises par les services d’hygiène publique. Il a rappelé que, depuis une semaine, des équipes sont déjà déployées à Touba pour mener des opérations de contrôle sanitaire, notamment sur la qualité de l’eau et des denrées alimentaires. Ces agents poursuivent également des campagnes de pulvérisation intradomiciliaire dans le cadre de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle.
Abordant la question de la prolifération des unités de production d’eau en bouteilles et en sachets, Ibrahima Sy a insisté sur la nécessité d’un contrôle rigoureux. Il a souligné que les services compétents effectueront des prélèvements chaque fois que nécessaire afin de vérifier la conformité des produits mis sur le marché.
« C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a tout un ensemble de sociétés de fabrication d’eau, d’eau en bouteilles ou d’eau en sachet qui fleurissent », a-t-il déclaré, ajoutant que leur responsabilité est de veiller à ce que ces produits répondent aux normes sanitaires. Le ministre a précisé que des analyses pourront être réalisées dans différents laboratoires, notamment ceux du service d’hygiène, de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique et du ministère du Commerce. « L’enjeu demeure la protection de la santé des populations », a-t-il conclu.
Birane Diop (Correspondant)

