Les centrales syndicales prévoient de durcir leur mouvement de contestation face au non-respect, selon elles, des engagements pris par l’État. Après une première grève d’avertissement, elles envisagent l’organisation d’une marche nationale dans toutes les capitales régionales, suivie d’une grève générale de 72 heures si leurs revendications restent sans réponse. Selon Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), cette nouvelle étape de la mobilisation fait suite à l’évaluation de la grève d’avertissement organisée le 10 juillet. « Après l’évaluation, nous avons remis sur la table un autre plan d’action qui sera déroulé si l’État ne réagit pas à nos revendications », a-t-il déclaré au micro d’iRadio. Les organisations syndicales reprochent principalement au gouvernement de ne pas avoir respecté les engagements contenus dans le Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive, signé en mai 2025. D’après Lamine Fall, plusieurs échéances prévues dans ce cadre n’ont pas été honorées, notamment celles concernant les licenciements dans les secteurs public et parapublic, ainsi que les réformes du Code de la sécurité sociale et du Code du travail.
Le responsable syndical rappelle que ces deux textes ont pourtant fait l’objet de concertations entre les représentants des travailleurs, les employeurs et les pouvoirs publics au sein du comité de pilotage, avant d’être examinés par le Conseil national du travail et de la sécurité sociale, où un consensus avait été trouvé. Face à cette situation, les centrales syndicales préparent une marche nationale qui se déroulera simultanément dans toutes les capitales régionales. Cette manifestation devrait être suivie d’une grève générale de 72 heures si aucune avancée n’est enregistrée dans les discussions avec les autorités. Malgré ce durcissement annoncé, les syndicats affirment rester disposés à poursuivre les échanges avec le gouvernement. « Nous restons ouverts au dialogue parce que nous sommes avant tout des syndicalistes », a conclu Lamine Fall.

