L’enquête judiciaire autour de l’affaire Ndiaga Seck continue de révéler de nouveaux éléments qui alimentent un dossier déjà explosif. Alors que plusieurs personnes ont été placées sous mandat de dépôt ces derniers jours, les investigations menées par les enquêteurs mettent en lumière ce qui est présenté comme un réseau structuré de mise en relation entre hommes, dans un contexte où l’homosexualité demeure réprimée par la législation sénégalaise. Selon les informations rapportées par Libération, le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Louga a encore délivré six mandats de dépôt hier, confirmant ainsi la détermination de la justice à faire toute la lumière sur cette affaire qui secoue l’opinion publique. Au centre des nouvelles révélations figure Cheikh Niass, plus connu sous le surnom de « Cheikh Styliste ». Âgé de 39 ans et domicilié à Darou Salam 6, à Yeumbeul, il est présenté par les enquêteurs comme un acteur clé dans le système découvert lors de l’exploitation du téléphone de Ndiaga Seck. Des aveux qui accablent Toujours selon Libération, Cheikh Niass aurait reconnu lors de son audition avoir entretenu des relations avec Ndiaga Seck. Mais les enquêteurs lui attribuent également un rôle plus important. Il aurait admis avoir servi d’intermédiaire en mettant Ndiaga Seck en contact avec plusieurs hommes. Les investigations ont notamment permis de récupérer des messages dans lesquels le styliste envoyait à Ndiaga Seck des photographies de jeunes hommes qu’il présentait comme des « tailles fines ». Une fois les profils identifiés, Ndiaga Seck récupérait leurs coordonnées afin d’entrer directement en contact avec eux. Pour les enquêteurs, ces échanges constitueraient des éléments matériels attestant de l’existence d’un réseau de mise en relation organisé. Le bijoutier Modou Sylla cité dans l’enquête L’un des noms apparus dans les échanges est celui de Modou Sylla, un bijoutier de 35 ans résidant à Pikine. D’après les éléments cités par Libération, c’est par l’intermédiaire de ce système que Ndiaga Seck serait entré en contact avec lui. Les enquêteurs ont également exploité plusieurs conversations dans lesquelles Modou Sylla se présenterait comme étant « libre comme l’air » avant d’évoquer la possibilité de présenter d’autres personnes à Ndiaga Seck. Lors de son audition, le bijoutier aurait livré des déclarations qui donnent une dimension internationale à l’affaire. Selon ses propos rapportés par Libération, il aurait expliqué certains de ses agissements par le fait que son « partenaire officiel » résiderait actuellement au Canada. Une enquête loin d’être terminée Avec les nouvelles arrestations et les nombreux éléments numériques saisis, l’enquête semble encore loin d’avoir livré tous ses secrets. Les autorités judiciaires poursuivent l’exploitation des téléphones et des échanges électroniques afin d’identifier d’éventuelles ramifications supplémentaires.
L’affaire Ndiaga Seck, déjà au cœur d’un vaste scandale à Linguère, connaît un nouveau rebondissement. Selon les révélations du quotidien Libération, trois des six personnes interpellées dans le cadre de l’enquête ont fini par passer aux aveux après la découverte d’éléments jugés compromettants par les enquêteurs. D’après Libération, l’exploitation du téléphone portable de Ndiaga Seck ainsi que de son compte Facebook ouvert sous le nom de « Ndanane Seck » a permis d’identifier plusieurs présumés partenaires. Cette opération a conduit à l’arrestation de six individus à Dakar et dans sa banlieue avant leur transfert à Linguère pour les besoins de l’enquête. Parmi les personnes placées en garde à vue figurent un médecin généraliste en service à l’hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff, trois employés du secteur bancaire, un tailleur ainsi qu’un bijoutier. Ils sont poursuivis pour des faits qualifiés d’actes contre nature. Quatre d’entre eux sont également visés dans le cadre d’investigations portant sur une présumée transmission volontaire du VIH après avoir été déclarés séropositifs. Selon les informations rapportées par Libération, les enquêteurs ont découvert de nombreux échanges privés entre Ndiaga Seck et les personnes mises en cause. Dans ces conversations, Ndiaga Seck se présentait sous le surnom de « Gaïndé gou magatt » et demandait régulièrement à ses interlocuteurs de faire preuve de discrétion. Certains messages feraient également état de commentaires élogieux sur ses performances sexuelles ou encore de discussions visant à lui présenter d’autres partenaires. Face à ces éléments, trois suspects ont reconnu avoir entretenu des relations avec Ndiaga Seck. Le médecin Ibrahima Dièye aurait admis plusieurs rencontres en 2024 à Dakar et confirmé avoir été diagnostiqué séropositif depuis 2023. De son côté, le tailleur Cheikh Niass a également reconnu des relations avec Ndiaga Seck, tout en déclarant ignorer l’origine de sa contamination au VIH. Le cas du bijoutier Modou Sylla apparaît plus nuancé. Bien qu’il ait reconnu son homosexualité, il a dans un premier temps nié avoir entretenu des rapports avec Ndiaga Seck. Cependant, confronté à certains messages extraits du téléphone de ce dernier, il aurait éprouvé des difficultés à justifier le contenu des échanges. Les trois autres mis en cause ont maintenu leurs dénégations malgré les messages retrouvés par les enquêteurs. Parmi eux figurent deux employés de banque ainsi qu’un autre suspect qui, selon Libération, a pourtant été formellement cité par Ndiaga Seck dans ses déclarations. Les six personnes interpellées devaient être présentées au juge ce vendredi pour la suite de la procédure.
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