La consternation a saisi, samedi 28 février 2026 les habitants de Mbantou, village de la commune de Guédé dans le département de Podor. Quatre jeunes talibés, issus d’une même famille, ont trouvé la mort à la suite du chavirement de leur pirogue sur le fleuve, dans la région de Saint-Louis. Les victimes revenaient des champs de leur marabout lorsque le drame s’est produit. Sous le choc, les populations appellent les autorités à doter la localité de gilets de sauvetage et d’embarcations plus sécurisées pour prévenir de telles tragédies. Ils prônent auss le renforcement de la sensibilisation des populations sur la sécurité fluviale. Elles plaident également pour un renforcement de la sensibilisation à la sécurité fluviale.
« Hier, nous avons eu une perte qui nous a frappés, une perte lourde. Nous avons perdu quatre de nos fils qui étaient au croisement Mbantou. Ils traversaient le fleuve pour partir au champ du Marabout. Au retour, vers 15 heures, ils ont pris la pirogue. L’un d’eux qui pagait, l’a pagé, s’est arraché de ses mains. Alors, il a eu peur et a sauté. Les autres ont sauté. Ils ne pouvaient pas manger. Une femme qui lavait des calebasses les a vues et a crié. Aux deux petits qui restaient dans la pirogue, elle leur a dit de ne pas sauter. Ces deux-là n’ont pas sauté », a déclaré Amadou Mactar Bâ, président de l’Union des GIE de Mbantou et représentant du chef dudit village.
Selon lui, la pirogue se trouvait à près de 800 mètres au moment des faits. « On a par la suite appelé le Commandant de la Brigade des Sapeurs-pompiers et le sous-préfet qui sont venus. Les Sapeurs-pompiers ont tout fait pour retrouver les quatre jeunes talibés. Les rescapés ont été évacués à l’hôpital de Podor », a précisé M. Bâ.
Il invite toutefois l’État à fournir des gilets de sauvetage et à renforcer les différentes commissions mises en place pour assurer la surveillance des sites d’embarquement. « Il faut les surveiller, les sensibiliser et dire aussi aux villageois de veiller à ces commissions pour éviter ces cas de noyades surtout sur le fleuve où l’eau n’est pas claire. On ne voit rien, tout est désordonné. Donc nous demandons aux autorités de nous aider à protéger nos enfants », s’est-il écrié.
YVES TENDENG

