La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall (2012- 2024) au poste de Secrétaire général des Nations unies portée en solo par le chef de l’État du Burundi, Évariste Ndayishimiye a été soumise ce jeudi à la Commission de l’Union africaine pour son approbation ou rejet. Sous haute tension, les discussions prolongées jusqu’au milieu de la nuit hier jeudi- en vue de faire passer la proposition du choix du président Burundais Évariste Ndayishimiye en faveur de la candidature de Macky Sall endossée par l’organisation continentale- se sont avérées infructueuses. Un véritable coup de théâtre, sur fond de tensions diplomatiques entre les principaux blocs.
Selon des sources bien informées parvenues à Confidentiel Afrique, plusieurs pays membres de l »Organisation continentale ont écrit au Président du Burundi, qui s’est transformé en véritable VRP à la candidature de Macky Sall, pour exprimer leur rejet à la décision unilatérale prise par le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye dont d’ailleurs a appris Confidentiel Afrique, son plénipotentiaire diplomatique a fait le déplacement d’Addis- Ababa.
Selon des sources autorisées exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, à la suite de la réunion du bureau de la conférence hier, le puissant bloc des pays de la SADC (Afrique australe) ont presque tous écrit pour indiquer qu’ils rejettent cette décision endossée uniquement par le Burundi. Un haut responsable de la Commission Juridique de l’Union africaine nous a glissé que: le président Évariste Ndayishimiye a abusé de son statut de président en exercice de l’Union africaine pour pousser la candidature de l’ancien président sénégalais Macky SALL ( 2012- 2024) en dehors des procédures établies. Selon des informations de Confidentiel Afrique, même l’Érythrée vient de faire parvenir ce vendredi sa note verbale pour rejeter la candidature de Macky Sall portée par le président Évariste Ndayishimiye. Cette adoption « silencieuse » introduite par le président du Burundi- qui devra durer 48 heures- prend déjà les allures d’une raclée à haute voltige au fil des positions des pays membres de l’Union africaine qui se dessinent depuis ce jeudi 26 mars 2026 dans les couloirs de la Tour d’Addis- Abeba. Le sort de l’ex- président sénégalais Macky Sall reste entre les mains de l’Afrique du Nord et de l’Afrique centrale qui se prononceront ce vendredi. Le cas Macky Sall est soumis à un mécanisme d’adoption silencieuse qui veut dire que si les 1/3 des États membres ne font pas parvenir leur rejet aujourd’hui, la décision sera considérée comme adoptée. Une source autorisée nous a révélé que la Tunisie vient de faire parvenir sa Note Verbale de rejet vers 14 heures GMT.
Selon des câbles diplomatiques parvenus à Confidentiel Afrique, l’administration Donald Trump joue la carte du candidat argentin Rafael Grossi le Directeur de l’AIEA.
Confidentiel Afrique révélait en exclusivité que «le Burundi a joué sur l’ambiguïté. En tant que président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a présenté la candidature comme si elle émanait de toute l’Afrique. Mais en réalité, aucun vote, ni consensus n’avait été obtenu. Le dossier d’une quelconque candidature n’a été discutée en sérénité par les Chefs d’État lors d’une session formelle.» L’homme fort de Bujumbura s’active pleinement sur tous les fronts pour ne pas faire capoter sa candidature, soutenue par des présidents qui agissent dans l’ombre, comme Denis Sassou N »GUESSO, Alassane Ouattara et Adama Barrow.
Par Ismael AÏDARA et Hugues DESORMAUX (Confidentiel Afrique)

