Close Menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Parade des champions d’Afrique de football 2025 – Dakar en liesse les Lions offrent une deuxième étoile d’unité
  • Clôture du 146ᵉ Appel de Seydina Limamou Laye : appel renouvelé à la solidarité islamique et à la paix
  • Can 2025 : Bassirou Diomaye Faye salue le leadership exemplaire de Sadio Mané
  • Can 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye exprime la gratitude du Sénégal au Maroc
  • Soya Diagne reste en prison : le Procureur général a formé un recours en cassation contre sa liberté provisoire
  • Près de 7 milliards en poche: le Sénégal rafle la plus grosse prime de l’histoire de la CAN
  • Téléphones en prison : L’Assemblée nationale convoquée pour statuer sur l’immunité de Farba Ngom
  • Cérémonie de remise de la Coupe d’Afrique des nations 2025 : l’intégralité du discours du Président Bassirou Diomaye Faye
  • Sénégal–Maroc, le deux poids, deux mesures
  • Récompenses des Lions : 75 millions FCFA et des terrains de 1 500 m2
  • Parade des « Lions » : Liesse au niveau du croisement Cambérène pour le retour des champions d’Afrique
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»A la Une»Trois hypothèques à lever pour sauver notre démocratie
A la Une

Trois hypothèques à lever pour sauver notre démocratie

By Dakar Matin3 janvier 2023Aucun commentaire
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

À un an de l’échéance de la présidentielle de 2024 , notre pays est confronté à une situation ubuesque au plan politique: une hypothèque juridique pèse sur les principaux prétendants à la charge suprême si bien que cette incertitude accroît les tensions et les surenchères politiques . La violence d’Etat et les violences partisanes s’accumulent dans le firmament politique avec déjà leur lot de morts , de disparus , de blessés , d’embastilles’ . Tout ceci dans un décor caractérisé par la broncha populaire suscitée par la publication du rapport de la Cour des comptes , sur fond de situation économique et sociale fortement marquée par l’inflation née du choc exogène de la guerre russo-ukrainienne et les conséquences de la crise sanitaire du covid .
À ce rythme , si les vraies solutions ne sont pas trouvées aux vrais problèmes , l’on peut craindre à juste titre la montée des périls.
Or donc quels sont les vrais problèmes du pays ? Quelles sont leurs solutions ?

1/ Mal gouvernance et impunité ou justice sélective
Le Sénégal dispose du cadre et des instruments politiques et juridiques nécessaires à la bonne gouvernance .
L’on ne s’attardera pas à énumérer ces instruments tirés de notre ordonnancement juridique et politique interne( Constitution , IGE , ARMP , Contrôle financier , Cour des comptes, OFNAC , ARTP … ) et externe comme certaines instances dédiées au niveau de nos organisations multilatérales d’intégration . Mais en dépit de l’existence de cet arsenal , la redevabilite’ et la transparence ont du mal à avoir de cité et même dans les cas où on les met en œuvre, les résultats obtenus ne sont pas toujours satisfaisants. L’explication vient de la fusion entre la fonction politique et la fonction de gestion . La première cherche à élargir sa base électorale pour accéder ou se maintenir au pouvoir en puisant au besoin sur les ressources de gestion alors que la seconde a vocation à la bonne gestion . Cette dialectique contradictoire explique dans une large mesure tous les abus de gestion et la complicité coupable dans la relation entre les deux fonctions .

Les conséquences en sont l’impunité qui permet de protéger des gestionnaires indélicats en mettant sous le « coude « les rapports d’audit les incriminant ou en tentant par d’autres stratagèmes de les soustraire à la justice .
Ces pratiques que nous avons constatées depuis longtemps et qui ont une valeur paradigmatique dans l’Etat sénégalais post colonial de type néopatrimonial se sont particulièrement accentuées sous le régime du Président Macky Sall durant lequel la politisation des gestionnaires avec la demande expresse de leur implication politique par le Président a atteint un niveau jamais égalé. L’histoire nous édifiera sur l’étendue de la ruine , du désastre et des dommages de cette orientation sur l’administration de notre pays . Notre conviction est que ce pouvoir est inapte à relever les défis de la bonne gouvernance parce que reposant sur le modèle clientéliste qui est inséparable de la corruption .
2/l’imposition immédiate d’une démocratie électorale inclusive et participative et respect scrupuleux de la constitution La situation claire obscure des candidatures à la présidentielle , à quelques mois de l’échéance, est inadmissible pour un pays qui se vante d’être une vitrine démocratique et connu jusqu’ici pour son prosélytisme en la matière . L’attitude du Président Sall du ni oui ni non , malgré ses déclarations urbi et orbi sur le fait que le mandat en cours était son dernier, est une gifle à notre démocratie et un manque de respect notoire au peuple sénégalais , sans même entrer dans des considérations d’ordre juridique , sécuritaire ou de stabilité . Le président et à sa suite , ses seconds couteaux et obligés parlent du mandat et donc de la candidature comme si cette question relevait de la simple volonté du Président ou de ses affidés . Que non . La démocratie est en danger quand un Président soutenu par des thuriféraires se prend pour un messie et cherche par des tours de passe à faire autre chose que ce que la loi autorise . Il quitte dès lors son domaine qui est celui de la légalité pour entrer dans le domaine de la transgression. Aujourd’hui , avec tout ce qui a l’air d’un reniement , le Sénégal est la risée de ses voisins qui ont toujours

souffert en silence de ce qu’ils ont considéré sans le dire comme de l’avant-gardisme sénégalais. Il est temps que le président respecte sa parole qui a une valeur sacrée , en nous épargnant l’épreuve déjà avilissante du Conseil constitutionnel dont l’avis ne ferait que retarder la sanction du peuple souverain. Il doit donc sans tarder déclarer de façon claire et sans équivoque sa non participation car , lui qui est le premier garant de l’ordre constitutionnel , ne devrait en aucune façon en être le pourfendeur . Il doit se hisser à la hauteur de sa charge , prendre l’engagement d’organiser , dans un rôle d’arbitre et une position d’équidistance entre les candidates , des élections libres , démocratiques et transparentes .
Enfin le Président Sall ne peut oublier que le peuple l’a élu en 2012 , non pas parce que le Président Wade n’avait pas de bilan , mais parce que le peuple ne voulait pas d’un troisième mandat , en dépit du retrait de la loi sur le quart élisant .
La deuxième action prioritaire me semble la levée de tout obstacle sur un scrutin inclusif et participatif par l’abrogation de la mesure de parrainage , la baisse du montant excessif de la caution et l’adoption du bulletin unique . Dans ce sens Khalifa Sall et karim wade doivent sans tarder recouvrer intégralement leurs droits civiques.
3/ le cas Ousmane Sonko
L’affaissement de notre démocratie au ras des pâquerettes a commencé avec la traque immonde de vies privées d’hommes politiques , leur utilisation comme menace , chantage , allant parfois jusqu’à la judiciarisation ou l’exposition sur la vie publique . Cette pratique sordide , qui n’a pas commencé avec Ousmane Sonko (rappelez vous l’affaire des politiciens de Dagana ) , tend à devenir un attribut banal de nos mœurs politiques et à être caractéristique d’une démocratie malade et décadente.
Le cas Ousmane sonko dans l’affaire dite sweet beauté n’honore pas notre démocratie et fait peser sur notre pays une hypothéque dont l’issue ne peut être que dramatique tant au plan politique que social . Une démocratie ne peut pas fonctionner sur la base d’exclusion d’adversaires de la compétition électorale. Ma conviction dans cette affaire est que le viol est une affabulation, une trouvaille politique concoctée , à posteriori d’un agenda de fréquentation connu , pour la liquidation politique d’un opposant gênant que , du reste, je ne cherche point à blanchir au plan moral , -de quel droit d’ailleurs pourrais- je m’en prévaloir , car je ne me sens pas moralement meilleur que lui , pour le juger ? Mais il faut qu ‘ on accorde nos violons et qu’on chante la même chanson . Autrement dit , il faut qu’on dise la même chose . La vie privée d’Ousmane Sonko ne regarde que lui . Pour les sénégalais , ce qui compte c’est le projet politique qu ‘il présente . Chacun peut penser ce qu’il veut , mais les faits avérés , suite à la reconnaissance par Sonko lui même qu’il fréquentait les lieux, corroborent la thèse d’un complot , avec l’intervention d’acteurs politiques sur une longue échelle d’actions avec Adji Sarr .
Que vient faire subitement tout ce beau monde dans une affaire qui ne les regarde pas ? L’argument de la commisération servie est elle recevable ? Quels liens antérieurs peuvent expliquer un tel comportement ? Il est difficile d’apporter des réponses convaincantes à ces interrogations.
Mais voyons de quoi sonko est-il accusé? Il n’est pas accusé d’avoir fréquenté sweet beauté, encore moins d’avoir entretenu des rapports intimes avec Adji Sarr , mais de l’avoir fait par la contrainte et la menace de mort . Vu le nombre de fréquentations avant le dépôt de la plainte , l’interférence d’hommes politiques , l’affirmation de non virginité de la prétendue victime dans le certificat médical , l’idée même de viol relève du burlesque et même avec un procès à la suite d’une ordonnance de renvoi à la juridiction de jugement , je ne vois pas quel tribunal aura le toupet de rendre un verdict de culpabilité car même si il y avait la présomption de rapports sexuels (avec le refus persistant de test ADN) ou même la preuve de l’existence de ces rapports, la thèse du viol ne pourrait reposer que sur le caractère non consenti des rapports , ce qui sera quasi impossible de prouver . Et on sait qu’en matière pénale le doute bénéficie à l’accusé. Le droit pénal est essentiellement un droit des certitudes. Que peut-on donc chercher avec un procès public si ce n’est un grand déballage pubic d’obscénités pour humilier Ousmane Sonko et espérer saper les fondements de sa crédibilité morale . Cet exercice est indigne d’une démocratie qui se respecte et contraire aux valeurs cardinales de notre société . Il s’avère dangereux et à tous les coups improductif sur le plan politique parce qu’ il est hors de question que le pouvoir mette hors jeu Ousmane Sonko dans les joutes de la prochaine présidentielle.

En conclusion nous invitons le Président de la république à la raison et à poser les actes qui vont dans le sens de la consolidation de la démocratie. En ce qui concerne l’opposition et les forces démocratiques et citoyennes nous attirons l’attention sur la nécessité d’un combat démocratique et non violent et de s’abstenir de tout ce qui peut servir de prétexte pour porter atteinte au processus de la démocratie civile dans notre pays qui ne doit en aucun cas basculer vers des situations d’exception , mêmes transitoires. Suivez mon regard sur la géopolitique environnante . Ce serait le plus grand tort qu’on puisse faire à notre pays et aux générations futures.
Cheikh Gueye ,
inspecteur des impôts à la retraite
Expert fiscal membre de l’ordre
Consultant et Expert en politiques publiques de développement
Dakar le 2 janvier 2023

Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Parade des champions d’Afrique de football 2025 – Dakar en liesse les Lions offrent une deuxième étoile d’unité

21 janvier 2026

Clôture du 146ᵉ Appel de Seydina Limamou Laye : appel renouvelé à la solidarité islamique et à la paix

21 janvier 2026

Can 2025 : Bassirou Diomaye Faye salue le leadership exemplaire de Sadio Mané

21 janvier 2026

Can 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye exprime la gratitude du Sénégal au Maroc

21 janvier 2026

Près de 7 milliards en poche: le Sénégal rafle la plus grosse prime de l’histoire de la CAN

21 janvier 2026

Téléphones en prison : L’Assemblée nationale convoquée pour statuer sur l’immunité de Farba Ngom

21 janvier 2026
Plus lus

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020

La Cédéao donne jusqu’au 15 septembre à la junte malienne pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils

7 septembre 2020

Tivaouane : L’ancien maire El hadji Malick Diop placé sous mandat de dépôt

7 septembre 2020

Thierno Lo : «ces inondations ne sont pas imputables au président Sall »

7 septembre 2020

Inondations: Macky convoque une réunion d’urgence au Palais

8 septembre 2020

Guinée Bissau : La Cour suprême considère « non fondé » le recours de DSP.

8 septembre 2020

« Talatay Orange » : Y’en a marre remet ça ce mardi à 11h

8 septembre 2020

Aly Ngouille Ndiaye sur le déroulement du plan Orsec : «nous sommes dans une phase exceptionnelle, qui demande certes des efforts en matière de financement»

8 septembre 2020
Ne ratez pas!
A la Une

Parade des champions d’Afrique de football 2025 – Dakar en liesse les Lions offrent une deuxième étoile d’unité

By Dakar Matin21 janvier 2026

Des dizaines de milliers de Sénégalais ont envahi, mardi 20 janvier 2026, les principales artères…

Clôture du 146ᵉ Appel de Seydina Limamou Laye : appel renouvelé à la solidarité islamique et à la paix

21 janvier 2026

Can 2025 : Bassirou Diomaye Faye salue le leadership exemplaire de Sadio Mané

21 janvier 2026

Can 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye exprime la gratitude du Sénégal au Maroc

21 janvier 2026

Soya Diagne reste en prison : le Procureur général a formé un recours en cassation contre sa liberté provisoire

21 janvier 2026

Près de 7 milliards en poche: le Sénégal rafle la plus grosse prime de l’histoire de la CAN

21 janvier 2026

Téléphones en prison : L’Assemblée nationale convoquée pour statuer sur l’immunité de Farba Ngom

21 janvier 2026
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Parade des champions d’Afrique de football 2025 – Dakar en liesse les Lions offrent une deuxième étoile d’unité

21 janvier 2026

Clôture du 146ᵉ Appel de Seydina Limamou Laye : appel renouvelé à la solidarité islamique et à la paix

21 janvier 2026

Can 2025 : Bassirou Diomaye Faye salue le leadership exemplaire de Sadio Mané

21 janvier 2026

Can 2025 : le président Bassirou Diomaye Faye exprime la gratitude du Sénégal au Maroc

21 janvier 2026
Les articles populaires

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020
© 2026 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.