Se félicitant du lancement du rapport de la Mauritanie à l’Initiative pour la transparence des pêches (Fiti), Abdoulaye Ndiaye, chargé de Campagne Océans pour Greenpeace Afrique a exhorté hier le Sénégal à suivre l’exemple de la Mauritanie dans la transparence sur les licences de pêche industrielle.
Vendredi passé, la Mauritanie a procédé au lancement de son deuxième rapport de l’Initiative pour la transparence des pêches (Fiti) qui couvre les années civiles 2019 et 2020. Ce rapport traite en effet des informations relatives aux douze exigences de transparence du standard de la Fiti (Ref) et démontre les efforts mis en œuvre par la Mauritanie pour améliorer la transparence dans la gestion des pêcheries.
Il met à la disposition du public des informations inédites sur les accords et conventions de pêche entre les pays et groupes privés étrangers, l’état des stocks, la liste des navires de pêche à grande échelle, les paiements et les captures etc. Ces données sont indispensables et cruciales pour informer les citoyens sur le secteur de la pêche dans leur pays. «Contrairement à la Mauritanie, le Sénégal tarde, depuis 2016, à compléter les étapes d’adhésion à cette importante initiative qu’est la Fiti. Pourtant, les professionnels du secteur de la pêche artisanale du Sénégal ont manifesté à maintes reprises, leur souhait de voir se concrétiser l’engagement public de Son Excellence, Monsieur le Président de la République du Sénégal à faire adhérer le Sénégal à l’initiative Fiti », a constaté Abdoulaye Ndiaye.
En outre, «les professionnels de la pêche et la société civile n’ont cessé de demander la publication de la liste des navires de pêche industrielle autorisés à pêcher dans la zone économique exclusive (Zee) du Sénégal par l’autorité compétente », signale Greenpeace Afrique révélant que «ces requêtes seraient naturellement satisfaites si le Sénégal avait respecté son engagement d’adhérer à la Fiti ».
Greenpeace Afrique «rappelle au gouvernement du Sénégal que la bonne gouvernance prônée par les autorités débute par une transparence dans la gestion des ressources halieutiques du pays et l’accès aux informations fiables et à jour sur la gestion de ces ressources pour les professionnels du secteur de la pêche ».
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