L’accès à Internet au Sénégal obéit à un cadre réglementaire strict, réservé aux opérateurs dûment homologués. Face à l’émergence récente d’une offre parallèle dans plusieurs localités du pays, l’autorité de régulation a décidé d’intervenir pour stopper une pratique qui se développe en marge de la législation.
Selon les informations relayées par Sud Quotidien, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) constate une prolifération de points d’accès Wi-Fi communautaires non autorisés. Ces installations sont mises en place par des particuliers qui s’appuient sur des terminaux du réseau satellitaire Starlink pour revendre des connexions à des tiers, sans disposer de la moindre couverture légale.
La fourniture d’accès à Internet est une activité subordonnée à l’obtention préalable d’une licence ou d’une autorisation délivrée par les autorités compétentes. L’ARTP rappelle que seuls les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès légalement reconnus sont habilités à offrir ce service sur le territoire national.
Pour freiner cette revente clandestine, le régulateur détaille l’arsenal répressif prévu par la loi. L’exercice d’une activité soumise à licence sans l’autorisation requise expose les contrevenants à des peines allant de un à cinq ans d’emprisonnement. À cette sanction privative de liberté s’ajoute une amende comprise entre 30 et 60 millions de francs CFA.
L’ARTP a adressé une mise en demeure implicite aux exploitants de ces réseaux, exigeant l’arrêt immédiat de leurs activités sous peine de poursuites. Cette offensive réglementaire intervient alors que la couverture du réseau Starlink s’étend sur le continent africain, ce qui pose de nouveaux défis liés à l’équité concurrentielle face aux acteurs formels et à la sécurité globale des réseaux de communication.

