En allant installer dans ses fonctions illégitimes le président de transition Tchadien qui n’est arrivé au pouvoir qu’en tuant son père adoptif avec le consentement de la France, Emmanuel Macron avait donné, dès Avril 2021, le feu vert pour qu’il fasse le massacre d’aujourd’hui. En un mot, derrière les morts, par dizaines, tombés sous les balles de la soldatesque de Déby-Fils, se profile la silhouette de Macron. C’est lui le tueur en dernier ressort.
A force de manigancer, de tenter de perpétuer un héritage suranné d’une France-Afrique que plus rien ne peut justifier, le jeune Président Français n’a pas seulement donné des idées à l’assassin qu’il a conforté à Ndjaména mais porte sur sa conscience ce bain de sang.
Un proverbe Wolof enseigne qu’un être n’a pas besoin d’une instruction explicite mais d’une simple allusion pour savoir ce qu’il doit ou ne doit pas faire.
Le Idriss Déby, grand combattant, que j’ai connu de longue date, ne serait pas surpris de ce qui se passe aujourd’hui. Il y a vingt-ans, dans son Palais Présidentiel, alors que je m’y trouvais avec lui et le Président du Groupe Britannique d’eau, Biwater, Adrian White, il m’avait implicitement montré son malaise face aux avions français qui survolaient son bureau. D’un clin d’oeil, vers le ciel, il semblait vouloir me dire: « les voilà encore eux, qui se mêlent de nos affaires ».
Utilisé pour faire le sale boulot et tuer son père, en se cachant lâchement derrière des exécuteurs de basse besogne, Déby-Fils n’est pas étranger à ce coup fatal, dans le dos, qui lui fut asséné d’une balle meurtrière quand il pensait être entouré par des soldats loyaux. La France était à la manœuvre.
Les hurlements pour se démarquer des tueries de ce jour qui montent de ses bureaux de l’Elysée ne suffisent pas pour exonérer Macron de ce qui vient d’endeuiller le Tchad.
C’est son plan, ses magouilles, que la tragédie expose au grand-jour. En faisant semblant d’organiser un dialogue national bidouillé, Paris croyait pourtant bien faire. Jusqu’à faire nommer au poste de premier Ministre le très traitre Saleh Kebzabo, qui s’est mis au service d’une cause antinationale en croyant que devenir chef du Gouvernement suffirait à calmer les ardeurs assassines du soldat venu au pouvoir par le sang.
C’est ce scénario qui vole en éclats. Ce que révèle la situation actuelle au Tchad, c’est, comme ailleurs, notamment au Sénégal, gouverner par la terreur, la prison et les armes est une approche d’un autre âge.
Le silence de la communauté internationale l’incrimine pareillement dans ce qui est en cours. C’est d’ailleurs la question que j’ai posée à Tana, lors du Forum du même nom, à mon ami, Docteur Mohamed Ibn Chambas, ancien Président de la Commission de la Cedeao et Représentant en Afrique de l’Ouest du Secrétaire Général de l’ONU. Pourquoi étais tu resté silencieux pendant mon arrestation illégale au Sénégal, lui avais-je dis. Entre son acceptation que ce fut un acte injustifié et ses louvoiements voulant faire croire que je ne devais pas évoquer les frasques sexuelles de Macky Sall (ce qui est une insulte à la liberté d’expression surtout concernant un homme public), il avait fini par débiter toutes sortes d’éloges, devant une salle médusée, me faisant passer pour un des journalistes africains les plus respectés au monde, selon ses mots, et dont l’épouse, ajoutait-il était le bras droit de l’alors Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan. « Adama, tu sais bien que je ne pouvais pas ne pas intervenir », me souffla-t-il, en privé.
Là est le malheur de nos jours. Comment laisser des brigands d’Etat agir comme Macky et son clone Déby-Fils, tuer à tout-va, mais chercher des explications et des couvertures en tous genres pour mettre le blâme sur quiconque s’oppose aux tueurs et antidémocrates qu’ils sont…
Macron et la communauté internationale partagent ensemble le bain de sang survenu au Tchad -et ma capture!
Moins de victimes iraniennes ont fait plus de bruits sur la scène internationale.
Plus que jamais, le combat contre les Macky-Déby est une question de vie ou de mort pour les Africains qui sont en face d’eux. La victoire sera nôtre, nous sommes décidés à avoir une Afrique où l’air est respirable, débarrassée des tueurs qui la polluent…
Adama Gaye, exilé politique Sénégalais. #JeSuisTchadien…
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