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lundi, avril 15, 2024
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«Si j’ai à conseiller le président, je lui dirai de lever complètement les heures même du couvre-feu»

par pierre Dieme

Le transport c’est les déplacements, c’est les rotations. Plus il y a de rotations, plus nous gagnons ; moins de rotations moins que nous gagnons. Donc ça veut dire que c’est un soulagement. Nous apprécions vraiment la décision du président d’alléger le couvre-feu

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«Dès qu’on a reçu l’information, venant du président, d’alléger le temps du couvre-feu, nous avons dit oui, parce que c’était une demande. Nous avons jugé insensé que la maladie qui augmente toujours, de jours en jours, alors que le maintien du couvre-feu de Dakar à Thiés continue toujours d’être appliqué. Nous avons écrit, dans notre Facebook, nous avons fait des déclarations pour alerter le président parce que la maladie ne se trouve pas justement à Dakar et a Thiès seulement. La maladie, elle est partout dans le Sénégal. Pourquoi ne pas généraliser le couvre-feu ou bien enlever complètement le couvrefeu ? Le transport est malade. Depuis l’arrivée de cette maladie du coronavirus, le transport du Sénégal est presque à genoux puisse que les passagers sur qui nous comptons sont victimes de cette maladie et qu’il y a moins de déplacements ; les cérémonies religieuses, toute sorte de cérémonies ont disparu alors que c’est suivant les déplacements des populations que nous travaillons. Maintenant, il y a moins de déplacements, les déplacements sont réduit, alors ça fait l’objet d’un handicap dans le secteur du transport. Nous avions dit que (le couvrefeu) de 21h à 5h du matin, ça importe peu pour l’avancée de cette maladie. Donc, si le président, je ne sais pour quelle raison, en tout cas l’instruction qu’il a donné d’alléger cette restriction, ça ne fait que nous réconforter. Parce que on peut travailler maintenant ; avec le couvre-feu qui démarrait à 21h, les gens arrêtaient les activités à 18h, 19h. Je donne un exemple, un car «Ndiaga-Ndiaye» au-delà de 19h ne va pas quitter Keur Massar pour rallier Dakar parce qu’il va dire qu’il ne pourra pas revenir avant l’heure du couvre-feu. Donc, le chauffeur ne va pas être sur la route jusqu’à 21h. Ce qui fait qu’à 19h, tu ne trouveras plus de véhicule

L’ALLEGEMENT DU COUVRE-FEU, «C’EST UN SOULAGEMENT, MAIS…»

Le transport c’est les déplacements, c’est les rotations. Plus il y a de rotations, plus nous gagnons ; moins de rotations moins que nous gagnons. Donc ça veut dire que c’est un soulagement. Nous apprécions vraiment la décision du président d’alléger le couvre-feu. Moi, si j’ai à le conseiller, je lui dirai de lever complètement les heures même du couvre-feu. Parce que pour moi, je ne suis pas spécialiste de la santé, mais ça ne sert à rien du tout parce que depuis qu’ils ont commencés à appliquer les heures de couvre-feu, il n’y a pas de changement concernant le taux de progression de cette maladie que le ministère de la santé donne tous les jours ; donc ça ne sert à rien. J’aurais compris si grâce au couvre-feu le taux a commencé à baisser ; à partir de ce moment, on parlerait de son importance. Mais à chaque fois on entend au niveau de la presse que la maladie augmente, et le couvre feu est là. Heureusement que le président a compris que c’est une demande non seulement de la jeunesse mais, de toute la population du Sénégal, niveau national, tous les âges et il a accepté. Donc nous ferons que lui remercier et nous lui disons, vraiment, pour des décisions pareil, il faut qu’il écoute les spécialistes, il faut qu’il regarde encore la situation du pays. Les Sénégalais sont essentiellement des «goorgoorlou» (débrouillards, en wolof), ce n’est pas des fonctionnaires, des salariés ; donc il ne doit pas se focaliser seulement sur les salariés. Une grande partie des Sénégalais ne touche pas de salaire ; donc le couvre-feu les a handicapés. Nous en avons souffert.

REPERCUSSIONS DES VIOLENCES DE CES DERNIERS JOURS

Concernant les répercussions des violences de ces derniers jours, les populations ont souffert. Nous, nous ne comptons que sur les populations. Si la population bouge, nous gagnons ; si la population ne bouge pas, nous ne gagnons pas. Donc, ce sont des événements douloureux que nous tous nous condamnons, de quelque bords d’où ils viennent. En tout cas, en ma qualité de secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal (URS), je ne cite personne ni aucune partie (opposition ou pouvoir), mais s’est une réalité qui est là. Le Sénégal ne mérite pas ça, il y a beaucoup de tuerie et ce n’est pas la première fois que le sang coule ; ça remonte depuis Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, jusqu’à aujourd’hui avec Macky Sall, le sang ne cesse de couler pour des futilités politiques. Pour des futilités politiques, chaque régime, chaque futur président, chaque président mouille son couscous avec le sang du peuple. C’est une remarque ; je suis désolé qu’à chaque fois vraiment le sang coule. Il est temps de dire Non ! Non ! Le sang des Sénégalais ne doit pas mouiller le couscous des autorités ; la politique ne doit pas se nourrir du sang ; on ne doit pas verser du sang pour gagner, verser du sang pour exister. Je ne suis pas d’accord avec ça.»

Seynabou BA (Stagiaire)

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