mercredi, juin 19, 2024
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Sénégal: Les premiers effets économiques du nouvel ordre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane SONKO

par pierre Dieme
J’ai, depuis 1991, défini mon approche paradigmatique de l’économie par: “Une universalité de rationalités techniques, commerciales, financières et sociologiques, interdépendantes et en dynamique, dans un espace géographique donné.”
Depuis 4 jours au Sénégal, j’ai été impressionné par l’amélioration de la fluidité du trafic routier et la régularité de ses mouvements pendulaires.
Ma culture d’économiste d’intégration régionale, de planification spatiale et de développement de chaînes de valeurs industrielles intégrées, m’a empêché de me reposer, en me créant des besoins de déplacement auquels je n’osais plus penser depuis des années: j’y marche.
Le besoin de vérification empirique m’a alors poussé à interviewer plusieurs usagers de la route, pour en apprendre de certaines causes de ce type changement qui, mine de rien, pourrait positivement affecter le climat des affaires du pays et, la santé de ses finances publiques.
En voici quelques unes:
1. Avec le pointage obligatoire des agents de l’administration, ceux-ci ne peuvent plus s’absenter de leurs bureaux, pour encombrer les routes en allant s’occuper de leurs affaires informelles et;
2. L’imposition immédiate d’une contravention de 6000 FCFA aux conducteurs qui stationnent pour quelque raison que ce soit à des endroits interdits;
3. Cette contravention est à payer immédiatement par transfert d’argent (Wave, Orange Money et autres) directement sur les comptes du trésor public, sous peine de confiscation immédiate du permis de conduire jusqu’à l’acquittement de cette somme;
4. La systématisation du paiement de cette contravention directement par transfert dans les comptes du trésor public entraîne:
5. La réduction des tentatives de marchandage inutile avec des agents qui gèrent le trafic routier;
6. La réduction des risques de corruption de ces mêmes agents, qui pourraient être tentés d’encaisser des montants moindres de contravention, à titre personnel.
Les vrais économistes de développement de systèmes et structures, qui ne sont donc pas prisonniers des approches dogmatiques macroéconomico-mécanicistes, façon-famille #BanqueMondiale #FMI #OMC #BCEAO #UEMOA #CEDEAO #PNUD #ONUDI, peuvent mieux comprendre et expliquer aux nouvelles autorités sénégalaises:
1. Les gains de productivité et la réduction des coûts, par des mesures pour agir efficacement sur toutes les chaînes de maîtrise des opérations liées directement et/ou indirectement à la fluidité du transport et conséquemment;
2. Leur proposer des approches concrètes et pertinentes pour, non seulement réduire les pertes de gains de compétitivité qui obèrent [aussi] les prix des produits et des services, pour ainsi, contribuer à la réduction du coût coût trop élevé, de la vie au Sénégal.
Et ceci n’est qu’une petite démonstration, de ce que rationalisation et intégration veulent dire, en termes d’économie politique des changements de structures.

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