Le scrutin du 23 janvier 2022 s’est globalement déroulé dans un environnement apaisé, selon la Mission d’observation électorale du programme « Nietty Election ». Dans un communiqué transmis à PressAfrik, elle a formulé plusieurs recommandions dans le but d’améliorer la conduite du processus en vue des futures échéances électorales.
La Mission exhorte les parties prenantes à s’inscrire résolument dans cette dynamique de pacification de l’espace politique et électoral et appelle les autorités électorales à publier les résultats du vote par bureau afin de renforcer la transparence des résultats du scrutin et ce dans des délais raisonnables.
Dans le but d’améliorer la conduite du processus en vue des futures échéances électorales, les recommandations suivantes, elle demande à l’Etat d’œuvrer pour le respect du calendrier électoral et de renforcer les moyens logistiques et humains des organes de gestion des élections.
L’Etat est aussi invité à améliorer la chaîne de distribution des cartes d’électeurs notamment par une meilleure orientation des électeurs. De renforcer le système de collecte des données électorales.
Mais aussi, réviser la loi sur la parité à l’effet d’intégrer la parité horizontale, sans oublier l’adoption le décret définissant les modalités d’accès au fichier électoral et adopter à temps les actes préparatoires aux élections.
L’Etat doit évaluer l’impact des réformes administratives sur la conduite du processus électoral et sécuriser davantage les activités de campagne.
Renforcer l’implication des femmes, des jeunes et des personnes handicapées dans le processus électoral et le dispositif logistique (bulletins de vote, check list, isoloirs, éclairage) sont aussi des éléments à prendre en compte selon la mission.
SUR LES OPÉRATIONS ÉLECTORALES
Sur les opérations électorales, le gouvernement doit afficher la liste des électeurs au moins 72h avant le scrutin dans les LV et moderniser le système d’identification de l’électeur de manière à prendre en compte des omissions sur les listes d’émargement.
En ce qui concerne la gestion des candidatures, la mission demande de réétudier les délais de traitement du contentieux sur les candidatures, le délai de publication des listes de candidatures, Interdire le cumul de position de tête liste et Prévoir l’effigie du candidat tête liste sur le bulletin de vote.
Quant au recensement des votes, il est nécessaire de clarifier les procédures de recensement des votes des élections départementales et municipales et de réétudier les délais de proclamation des résultats.
Aux partis politiques et entités indépendantes, elle demande à oeuvrer pour la pacification de l’espace politique, le renforcement les compétences électorales de leurs mandataires.
« User des voies de droit pour toute contestation éventuelle des résultats du scrutin et promouvoir la candidature des femmes, des jeunes et des personnes handicapées » sont aussi recommandés.
A la société civile, il y a l’urgence de poursuivre ses efforts de pacification de l’espace politique, s’impliquer davantage dans l’observation domestique des élections et dans la perspective de renforcer la coordination des initiatives.
Non sans oublier de renforcer l’éducation civique et électorale des populations. Et de systématiser une simulation sur la durée du vote de chaque électeur.
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