Citoyens de ce charmant pays, notre commune volonté de vivre ensemble part en vrille. Durant deux ans, et sans interruption, la nation sénégalaise a vécu dans un sentiment de peur et de division avec des blessures qui peinent encore à se cicatriser. On passe sur la rébellion casamançaise, vieille de plus de quarante ans et toujours latente. Ce pays que nous partageons, et que d’autres voyaient dans l’abime, a besoin d’une nouvelle respiration. De se reconstruire et travailler pour arriver à une véritable émergence. Ce au moment où on entre dans la phase d’exploitation de nos ressources pétrolières et gazières. Ce dont ce pays a le plus besoin et qui est vital, c’est de paix afin qu’il continue de demeurer cette terre de Téranga qui constitue son identité. Voir deux communautés que tout devrait unir s’exterminer, ça nous fend le cœur et ça nous désole. Surtout quand un tel spectacle se produit un jour où l’on passe des messages de paix et où l’on demande pardon à son prochain. Cet épisode de violences en terre Fouladou est hautement condamnable surtout qu’il oppose deux communautés musulmanes. Un mort et une vingtaine de blessés, des concessions brûlées : tel est le bilan de ces affrontements entre des frères qui partagent la même religion, le jour de l’Aïd el-Kébir. Les deux chefs religieux des deux communautés belligérantes ont l’impérieux devoir de ramener la paix dans les cœurs en faisant taire ce qui les différencie et en privilégiant ce qui les unit : L’islam ! Ils doivent fumer le calumet de la paix et égrener ensemble leurs chapelets pour le meilleur de leurs ouailles. Déjà, l’idée que l’une de parties viendrait d’un pays frère constitue la preuve qu’il faudrait prendre ce différend avec prudence et tout faire pour ramener la paix. En prenant la décision d’une fermeture partielle de sa frontière avec le Sénégal, le président Bissau Guinéen, Umaro Sissoco Embalo, cherche à éteindre un feu dont l’embrasement serait difficile à contenir dans une sous-région devenue un cercle de feu en plus de la présence de nuisibles narco trafiquants dont l’objectif est de tuer l’économie du pays. Sans compter que les djihadistes rodent à nos frontières prêts à faire feu de tout bois. Nos chefs religieux, souvent si silencieux quand le pays vacille, doivent prendre leurs bâtons de pèlerins et faire entendre raison aux deux communautés belligérantes. Lesquelles, encore une fois, ont en partage l’Islam. Il y va de la quiétude de ce charmant pays. Il faut surtout faire taire les voix discordantes des talibés qui ne font qu’attiser le feu et faire entendre celles des deux guides. Lesquels sont seuls en mesure de ramener la paix par un discours responsable et rassembleur…
KACCOOR BI – LE TEMOIN
Urgent
- Réunion houleuse du Comex sur fond de tensions et d’alerte financière
- Les réserves de sang au plus bas : le CNTS lance un appel aux dons
- Contre la candidature de Macky Sall à l’Onu : Seydi Gassama soutient l’initiative de Oumou Kalsoum Diallo
- L’ancien directeur du Cadre de vie et de l’hygiène publique arrêté
- Corruption et faux actes / Réseau clandestin au ministère : le scandale qui secoue les Affaires étrangères et éclabousse les hautes sphères de l’État
- Affaire Pape Cheikh Diallo : Face aux gendarmes, Kya Aïdara brise le silence sur les fréquentations de son ex-mari
- “Je défie Sonko de venir débattre !” : Oumar Youm démonte le discours du gouvernement sur le pétrole et les mines…
- Primature, «verrouillage» de l’Assemblée par une proposition de loi, modifications de la constitution…Dans les secrets du huis‐clos entre Sonko et l’Apte
- Louga : le PUDC lance la construction d’un poste de santé à Keur Mor Abdou Seye
- Ouf de soulagement chez les étudiants
- Tambacounda : six morts et plusieurs blessés dans une collision sur la Rn6

