Cinq cent quatre-vingt-dix-huit millions six cent trente-quatre mille neuf cent trente-cinq (598 634 935 FCFA) ! Telle est la somme qui a été répartie aux 25 cellules des militaires invalides et blessés de guerre à l’issue de la campagne de solidarité lancée par le chef d’Etat-major des Armées (CEMGA) pour le renforcement de leur autonomisation.
Dans le cadre de la réinsertion des militaires invalides et blessés de guerre en reconnaissance des services rendus à la Nation, une vaste campagne de solidarité a été lancée en 2024 par le chef d’État-major général des Armées, le général Mbaye Cissé. Celle-ci avait pour vocation de générer des ressources additionnelles pour gérer les contraintes sociales des grands invalides afin de renforcer leur autonomisation.
À l’issue de cette campagne, 598 634 935 FCFA ont été collectés. Cette cagnotte a été répartie aux 25 cellules des associations de militaires invalides. La cérémonie de remise de lettres d’allocations pour le financement de projets des associations de blessés en opérations et militaires invalides, au titre de la campagne « Dello Njukal », s’est tenue le vendredi 6 février 2026 au camp Dial Diop.
Dans son discours, le colonel Seydou Keïta, directeur de l’Action sociale des Armées, a précisé que la répartition des montants tient compte de critères déterminés : la taille de la cellule, la pertinence, le coût du projet et les ressources disponibles.
« Aujourd’hui, nous ne remettons pas seulement des documents administratifs, nous posons la première pierre de votre avenir », a indiqué M. Keita, ajoutant que ces gestes facilitent la réinsertion socio-économique des militaires invalides à travers le transport, le commerce, l’exploitation des produits halieutiques, l’agriculture, l’embouche bovine, ainsi que la location de matelas et de tracteurs. « Le coût des projets financés varie entre 5 millions et 45 millions de FCfa pour l’ensemble des cellules », indique-t-il.
Poursuivant, le directeur de l’Action sociale des Armées renseigne que les fonds alloués devront être exclusivement utilisés pour la réalisation des projets.
« Un compte rendu d’utilisation accompagné des pièces justificatives pourrait être exigé. Des coopératives ou groupements d’intérêt économique (Gie) devront être créés pour un exercice légal des activités », a-t-il soutenu, informant que des comités d’encadrement et de suivi seront mis en place pour accompagner les cellules.
Aliou DIOUF

