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vendredi, avril 19, 2024
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Réhabilitation des Infrastructures abandonnées : Marius Ndiaye même sort que Léopold Senghor

par pierre Dieme

Le Sénégal s’est doté de deux joyaux à Diamniadio : le Dakar Arena et (bientôt) le Stade Olympique. Conséquence : le stadium Marius Ndiaye et le stade Léopold Senghor sont abandonnés. Qui disait que «quand on a du neuf on ne s’occupe plus du vieux» ?

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 La toiture du stadium Marius Ndiaye ne résiste plus à la pluie. Ça, tout le monde le sait. Du coup, quand le match-test des Lionnes du basket contre une sélection locale, a été annulé vendredi dernier pour les mêmes causes, cela n’a surpris personne. D’ailleurs certains confrères chambreurs, commentant la raison avancée, ont lancé : «Ce n’est pas une information.»
Mais ce n’est pas demain que le stadium-fétiche du basket sénégalais, qui se trouve dans l’enceinte du mythique stade Demba Diop, va retrouver une santé infrastructurelle. En effet, avec le Dakar Arena, un joyau dont le Sénégal s’est doté en août 2018, Marius Ndiaye est à la limite abandonné avec ses problèmes de salubrité et de sécurité. En témoigne la toiture du stadium qui depuis des années est défectueuse sans qu’aucune solution ne soit apportée.

Marius Ndiaye mérite respect !
Une situation de rafistolage qui existait d’ailleurs avant même la sortie de terre du complexe sportif de Diamniadio. Souvent un coup de lifting était apporté à ce temple historique du basket sénégalais lors des grandes compétitions internationales.
Pourtant l’avènement du Dakar Arena, il y a trois ans, devait être une occasion pour les autorités de réhabiliter ce stadium qui a révélé et a vu défiler les monuments du basket sénégalais et qui porte, depuis 1984, le nom de Serigne Momar Ndiaye, alias Marius Ndiaye, ancien arbitre international de basket, de foot et de handball.
Mais comme on dit, et pour reprendre ces propos d’un doyen de la discipline : «Au Sénégal on a une mauvaise habitude : quand on a du neuf on ne s’occupe plus du vieux.»

Où sont passés les Chinois de «Senghor» ?
Et pour lui donner raison, l’exemple du stade Léopold Senghor est là. Cette infrastructure de 60 mille places est à l’agonie depuis des années. Les travaux de réhabilitation sont toujours annoncés mais toujours reportés sans explications.
Qu’est-ce qui bloque ? Pourquoi les travaux de réhabilitation tardent à débuter ? Ces questions sont revenues au galop surtout après l’épisode des homologations des stades par la Caf.
Pourtant, en recevant en décembre dernier, une délégation d’experts chinois en charge des travaux du stade, le ministre des Sports a voulu donner un signal fort par rapport à la volonté de l’Etat de réhabiliter notre «temple» du football.
Face à la presse, Matar Ba avait servi un discours rassurant en annonçant, sans donner de date précise, que les travaux de réhabilitation du stade LSS, estimés à 20 milliards Cfa, allaient incessamment démarrer. Avant de préciser que les experts chinois auront également en charge d’autres sites tels que les stades Aline Sitoe Diatta (Ziguinchor), Ely Manel Fall (Diourbel) et Lamine Guè­ye (Kaolack). Caroline Faye (Mbour) ayant été aussi ajouté à la liste.
Le ministre avait par la suite annoncé le mois de juin dernier pour le début des travaux. Mais trois mois après, rien n’a bougé du côté de «Senghor» et aucune explication officielle n’est avancée.
Mais au juste : où sont passés les Chinois ? C’est la grosse question que tout le monde se pose. En fait, c’est comme si les autorités se préoccupent plus de la sortie de terre du joyau de Diamniadio, prévue en février 2022, que de l’avenir de celui des Parcelles assainies. Comme pour dire : Marius Ndiaye et Léopold Senghor même destin !

Par Hyacinthe DIANDY

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