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Home»A la Une»Refuser pour défendre la justice, revenir pour honorer le jeu : plus qu’une finale de football !
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Refuser pour défendre la justice, revenir pour honorer le jeu : plus qu’une finale de football !

By Dakar Matin22 janvier 2026Aucun commentaire
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La Coupe d’Afrique des Nations, comme tout grand moment sportif, n’est jamais un simple enchaînement de face-à-face athlétiques. Elle constitue un espace de vérité brute, un révélateur des rapports de force, un miroir amplifié des affects collectifs. C’est précisément pour cette raison que chaque injustice perçue y prend une dimension démesurée. Non parce que les peuples africains seraient excessifs, mais parce que le football, en Afrique plus qu’ailleurs, concentre ce que le politique peine parfois à contenir et à exprimer pleinement : la capacité à faire nation.

Dans ce match précis, l’élément déclencheur ne fut pas un geste violent sur le terrain, mais une décision arbitrale ressentie comme profondément inéquitable, voire arbitraire. Le penalty accordé avec l’appui de la VAR, technologie censée réduire l’injustice, a paradoxalement contribué à la rendre plus visible. Quelques minutes auparavant, une situation comparable n’avait pas donné lieu à la même interprétation en faveur du Sénégal. Plus encore, le but de Seck n’a pas été revu ni soumis à un examen approfondi. Son duel remporté face à Achraf Hakimi aurait dû conduire l’arbitre à reconsidérer l’action. Il s’est pourtant refusé à voir la réalité du jeu. Il s’est bel et bien agi d’un point refusé, sans possibilité de recours à la VAR. Le coup de sifflet est parti trop tôt. La frustration ne pouvait être niée. Elle était légitime. Elle était partagée.

Une injustice demeure une injustice, même lorsqu’elle est involontaire, même lorsqu’elle est juridiquement défendable, même lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre du règlement. Le droit ne suffit pas toujours à effacer le sentiment d’iniquité. Et en football, plus qu’ailleurs, le cœur collectif se joue parfois à un souffle, d’un coup de sifflet à l’autre.

La réaction de Pape Thiaw doit être lue à cette aune. Il s’agit d’une réaction à chaud, celle d’un homme de terrain, d’un compétiteur, d’un responsable saisi par l’intensité d’un moment où se joue bien plus qu’un simple score. Beaucoup auraient réagi de manière plus virulente. Certains l’ont fait ailleurs, dans d’autres compétitions, sans que cela ne suscite la même sévérité. La nation sénégalaise a compris. Elle a soutenu. Parce qu’elle sait ce que représentait cette CAN. Parce qu’elle mesure ce que coûte l’attente. Parce qu’elle comprend ce que signifie défendre une étoile et en convoiter une seconde. Même si, dans l’ordre des priorités de la vie, il existe plus important qu’un trophée ou un sacre, ces symboles demeurent puissants lorsqu’ils condensent une histoire collective.

Dans cette compétition, le Sénégal n’était pas seulement une équipe nationale. Il était un peuple en mouvement, à l’instar de toutes les autres représentations africaines. Un peuple porté par un objectif partagé, une foi collective, une hargne disciplinée. Celle de se donner jusqu’au bout pour inscrire une continuité. Celle de refuser que la victoire de 2021 demeure une exception. Celle de faire de la régularité une norme. Celle de démontrer, jusqu’au terme du parcours, que son équipe était la meilleure.

Sadio Mané incarne cette posture. Plus qu’un joueur, il est un rappel permanent à la fraternité et à l’humilité. Lorsqu’il appelle ses frères à venir « jouer comme des hommes », il ne remet nullement en question l’autorité de Pape Bouna Thiaw. Bien au contraire. Il rappelle une exigence morale. Celle de l’engagement. Celle du respect de soi et du collectif. Le fils de Bambali, trésor d’un peuple tout entier, montre une fois encore que dans la diversité des tempéraments et des émotions, les Sénégalais finissent toujours par faire Nation et par se faire respecter. Comme le dit si justement la sagesse wolof : Ñiaani bañ na wootéek ñiak fayda . La grandeur ne se proclame pas. Elle se porte. Et cette posture irrigue toute l’équipe. Même dans la colère. Même dans la frustration.

Affirmer cela ne revient nullement à disqualifier le Maroc. Ni à en faire un adversaire illégitime. Ni à le transformer en victime absolue ou en bénéficiaire d’un complot imaginaire. Le Maroc est une grande nation de football, et plus largement une grande nation tout court. Structurée, ambitieuse, respectée. L’organisation de cette CAN mérite d’être saluée. L’Afrique entière a porté le Maroc jusqu’en demi-finale de la Coupe du monde. L’Afrique a célébré Achraf Hakimi. L’Afrique a salué le choix assumé de Brahim Diaz de jouer pour le royaume chérifien, comme elle a salué tous les binationaux qui embrassent une appartenance sans avoir à se justifier. Merci aux nôtres, du Sénégal. Continuez de briller.

Il serait dès lors intellectuellement malhonnête d’opposer deux récits irréconciliables : celui d’un Maroc forcément coupable et celui d’un Sénégal nécessairement violent, inélégant. Le football ne supporte pas ces simplifications. La violence de certains supporters sénégalais dans les tribunes, si elle a existé, est condamnable sans réserve. Elle ne peut être ni niée ni excusée. Mais elle ne saurait devenir la clé unique de lecture d’un match d’abord marqué par une frustration arbitrale. D’un avant match stressant, avec une groupe laissé à son sort avec un escorte arrivé en retard.  Mais l’histoire du football mondial est jalonnée de débordements. Aucun continent n’en est exempt. Aucun pays ne peut prétendre à une innocence absolue dans un sport devenu spectacle total. Ce n’est pas une spécificité africaine. C’est une dérive universelle.

Le Sénégal est champion d’Afrique pour les deux années à venir. Un titre mérité au regard du parcours accompli. Aucune mesure institutionnelle, aucune polémique, aucune pression,  aucune décision ultérieure ne saurait entamer la légitimité de ce deuxième sacre. L’équipe est allée loin. Elle est allée chercher cette victoire au fond des tripes, dans leurs entrailles. Le lion a rugi. Et nul ne saurait prétendre l’avoir dompté.

Il convient enfin de rappeler une évidence trop souvent oubliée : le football n’est plus seulement un sport. Il est un outil de diplomatie, un instrument de soft power, un langage international. À ce titre, il impose une responsabilité accrue aux joueurs, aux encadrements, aux supporters, mais aussi aux analystes, aux intellectuels.

Entre le Sénégal et le Maroc, l’histoire est trop dense pour être réduite à un match. Elle est inscrite dans les villes, dans les rues, dans les familles, dans les métissages. L’avenue Albert Sarraut devenue Hassan II. La rue Mohammed V à Dakar, un petit Casablanca. Les allers-retours constants. Les enfants de deux rives, de deux cultures, de deux patries affectives. On ne leur demandera jamais de choisir. On ne les coupera pas en deux. Le métissage n’est pas un problème à résoudre. Il est une promesse à honorer. Et le football, malgré ses excès, demeure l’un des rares espaces où cette promesse continue de s’exprimer.

Cette CAN fut intense. Elle fut parfois injuste. Elle fut souvent cruelle. Mais elle restera surtout ce moment rare où les peuples se rassemblent autour d’un but au sens littéral comme au sens symbolique. Pour le Sénégal, ce but portait un nom. Une deuxième étoile. Et la foi collective de croire qu’elle était possible. Ensemble !

C’est à cette hauteur qu’il faut lire ce match. Et non à celle des accusations faciles ou des indignations sélectives.

Enfin, dans le prolongement de la Coupe du monde, à vous qui nous avez rendus fiers, à vous qui avez fait de nous UN, à vous qui faites l’équipe, continuez à travailler, à vivre pleinement, à vous ancrer dans vos familles et vos proches. Reposez-vous puis remettez vos crampons ! Continuez de nous faire rêver !  Le peuple sénégalais, dans sa pluralité, sa mémoire et ses espérances, ne vous remerciera jamais assez.

Dr Ndèye Astou Ndiaye

Enseignante- Chercheure

 Africaine, amoureuse du Sénégal 

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