Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, Aldiouma Sow, ministre conseiller du président de la République, est revenu sur la notion de rupture prônée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, depuis son accession au pouvoir. Selon lui, cette rupture se traduit avant tout par une cohérence entre les engagements pris dans l’opposition et les actes posés à la tête de l’État.
Interpellé sur ce qui distingue concrètement le Président Diomaye Faye de ses prédécesseurs, Aldiouma Sow estime que la différence réside dans sa manière d’assumer pleinement les responsabilités que lui confère la Constitution. « Le président est resté fidèle à lui-même. Déjà dans l’opposition, il était très attaché aux dimensions organisationnelles et institutionnelles. Aujourd’hui au pouvoir, il demeure cohérent avec son serment et avec ses convictions », a-t-il déclaré.
Le ministre conseiller rappelle que le chef de l’État l’a clairement affirmé dans son adresse à la Nation : il entend exercer, jusqu’au terme de son mandat, l’ensemble des compétences que la Constitution lui reconnaît, sans compromis ni renoncement.
Selon Aldiouma Sow, cette posture explique les premières décisions fortes prises par le Président dès son arrivée au pouvoir, notamment l’engagement de réformes profondes dans le secteur de la justice. « La réforme de la justice était une demande urgente des populations. Il s’agissait de rétablir l’équilibre et de changer la manière de faire de l’exécutif », a-t-il souligné.
Il a également mis en avant plusieurs réformes qualifiées d’audacieuses, telles que la révision de la loi sur l’OFNAC, l’adoption de la loi sur l’accès à l’information publique une première en Afrique ainsi que la réforme du régime de la déclaration de patrimoine. Autant de mesures qui, selon lui, traduisent la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de consolider l’État de droit et d’instaurer une gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et la bonne gestion des affaires publiques.
Pour Aldiouma Sow, ces actes confirment que la rupture annoncée n’est pas un simple slogan, mais une orientation politique assumée, inscrite dans la durée et conforme aux aspirations exprimées par les Sénégalais lors de l’élection présidentielle du 24 mars.
RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS DANS LA SOUS-REGION : ALDIOUMA SOW RASSURE SUR L’AVENIR DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR SÉNÉGALAIS
Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, Aldiouma Sow, ministre conseiller du président de la République, s’est exprimé sur une question d’actualité touchant l’enseignement supérieur : le recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais par des universités de la sous-région, au moment où l’État annonce l’intégration de près de 500 nouveaux enseignants-chercheurs.
Interpellé sur ce qui pourrait être perçu comme une contradiction, Aldiouma Sow a tenu à relativiser la situation, rappelant que la mobilité académique est une réalité universelle dans le monde de l’enseignement supérieur. Selon lui, le fait que des universitaires sénégalais exercent à l’étranger ne constitue en aucun cas une menace pour le système national, tant que cela ne se transforme pas en fuite des cerveaux.
« Il ne faut pas oublier que la mobilité académique est une réalité dans l’enseignement supérieur. Tant que cela ne favorise pas ce qu’on appelle la fuite des cerveaux, c’est une bonne chose », a-t-il expliqué. Il a souligné que de nombreux enseignants africains, y compris sénégalais, exercent déjà dans des pays comme la France ou le Canada, sans que cela nuise au développement de leurs systèmes universitaires d’origine.
Pour le ministre conseiller, cette circulation des compétences peut même être bénéfique, à condition qu’elle soit maîtrisée et qu’elle permette des retours d’expérience au profit du pays. Il a par ailleurs exprimé sa confiance dans le sens patriotique des enseignants-chercheurs sénégalais, tout en mettant en avant les efforts consentis par l’État pour renforcer le secteur.
À ce titre, Aldiouma Sow a rappelé que le gouvernement prévoit un investissement de 63 milliards de francs CFA dans l’enseignement supérieur, traduisant la volonté des autorités de consolider durablement la recherche et la formation universitaire au Sénégal.
RTS

