La Direction générale des Impôts et des Domaines (Dgid) a enregistré des performances exceptionnelles en 2025. Les recettes fiscales et domaniales se sont établies à 2 915 milliards de FCfa, contre 2 608 milliards de FCfa en 2024, soit une hausse de 307 milliards de FCfa.
L’année 2025 aura été particulièrement faste pour la Direction générale des Impôts et des Domaines. Au terme de l’exercice, les recettes fiscales et domaniales ont atteint 2 915 milliards de FCfa, contre 2 608 milliards de FCfa en 2024, ce qui représente une progression de 12 %, largement supérieure au taux de croissance du Produit intérieur brut (Pib), estimé à 7,8 %, selon un document dont copie nous est parvenue.
Cette performance exceptionnelle illustre la capacité de l’administration fiscale à accroître durablement les recettes de l’État, dans un contexte économique marqué par des besoins croissants de financement du développement. La source précise qu’en 2025, la Dgid a contribué à hauteur de 65 % des recettes totales de l’État, un niveau inédit, confirmant ainsi son rôle de pilier des finances publiques sénégalaises.
Dans le détail, les résultats enregistrés au niveau des principales catégories de recettes témoignent de l’ampleur de la dynamique enclenchée. Les impôts directs ont progressé de 123 milliards de FCfa, soit une hausse de 9,6 %, tandis que les impôts indirects ont connu une évolution encore plus soutenue, avec une augmentation de 184,2 milliards de FCfa, correspondant à +14,5 %.
Ces performances inédites, tant en valeur absolue qu’en valeur relative, ont été portées par l’amélioration du rendement fiscal et le renforcement des mécanismes de recouvrement. L’impôt sur les sociétés et les impôts sur les revenus ont enregistré une progression de 8 %, la Tva intérieure a bondi de 20 %, tandis que les recettes domaniales ont affiché une hausse remarquable de 68,1 %, traduisant une meilleure valorisation du patrimoine foncier de l’État.
Parallèlement, les remboursements d’impôts aux entreprises ont atteint 89,8 milliards de FCfa, en hausse de 5,5 %, illustrant la volonté de concilier performance budgétaire et soutien à l’activité économique.
La Dgid explique ces résultats par « une politique fiscale volontariste, clairement définie par les plus hautes autorités de l’État, faisant du civisme fiscal un axe majeur de la citoyenneté économique ».
Pour l’année 2026, les perspectives demeurent favorables, selon la Dgid. Cet optimisme repose notamment sur la poursuite du Plan de redressement économique et social (Pres), la réforme du Code général des Impôts, l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation intégrale des procédures fiscales, domaniales et cadastrales, ainsi que l’assainissement du processus de sécurisation foncière. À ce titre, 8 000 actes de morcellement et 12 024 certificats d’identification cadastrale ont déjà été délivrés, des actions qui devraient contribuer à maintenir, voire à renforcer, la dynamique de performance enregistrée par la Dgid.
Oumar FEDIOR

