L’enquête sur les réseaux de mœurs et de proxénétisme au Sénégal franchit un nouveau palier de l’horreur. Les récentes révélations obtenues par la gendarmerie mettent en lumière l’organisation de soirées privées sordides et une propagation alarmante du virus du Sida au sein de ces cercles.
Des aveux qui accablent l’animateur
Le dossier a pris une tournure décisive suite aux auditions d’Ibrahima Magib Seck. Dans ses aveux consignés par les enquêteurs et rapportés par Libération dans sa livraison du jour, ce dernier a formellement indiqué qu’une « soirée-partouze » particulièrement scrutée par la justice avait été organisée chez l’animateur Pape Cheikh Diallo.
Ces déclarations placent désormais tous les participants à cet événement dans le collimateur des autorités. Les gendarmes travaillent activement à l’identification de chaque personne présente, laissant présager une nouvelle vague d’arrestations imminente dans les milieux mondains et médiatiques.
Un bilan sanitaire effroyable : Le VIH utilisé comme « projectile »
Au-delà des actes contre-nature, c’est le volet sanitaire qui glace l’opinion publique :
- Un taux d’infection record : Sur les 16 mis en cause interpellés à ce stade de l’enquête, 12 sont porteurs du VIH.
- Pratiques à risques : Les rapports d’enquête soulignent que ces individus faisaient « tourner » le virus lors de rapports sexuels non protégés.
- Transmission volontaire : La justice cherche à déterminer s’il y avait une intention délibérée de contaminer de nouveaux partenaires lors de ces rencontres.
Abdou Faty GUEYE

