Close Menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Hôtel Radisson de Diamniadio : le ministre dénonce un « grand scandale » et des clauses contraignantes
  • Téra-Meeting du 08 novembre : l’événement répondait « à une nécessité de clarification » politique, avoue Sonko
  • Questions d’actualité : le premier ministre dresse un bilan sévère de la surfacturation et annonce 280 milliards d’économies
  • Questions d’actualité : Ousmane Sonko réaffirme la non-ingérence de l’exécutif dans la justice et répond aux critiques sur la reddition des comptes
  • Questions d’actualité : Ousmane Sonko annonce un plan de réorganisation de l’espace public et un accompagnement des marchands ambulants
  • Crise en Guinée-Bissau : le premier ministre souligne la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel
  • Abdourahmane Sarr met les cartes sur table : une dette publique à 119 % du PIB, et près de 130 % en incluant les entreprises publiques
  • Questions d’actualité à l’assemblée : CheikhDiba détaille l’Etat des négociations avec le FMI
  • Mouhamadou Bamba Cissé : « Si nous voulons que le Sénégal avance, chacun doit respecter l’espace public »
  • Guinée-Bissau : Domingos Simões Pereira libéré
  • Questions d’actualité : Ousmane Sonko retourne à l’Assemblée nationale ce vendredi
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»Actualités»Politique»Pour Macky Sall, l’heure de la vengeance a sonné
Politique

Pour Macky Sall, l’heure de la vengeance a sonné

By Dakar Matin29 juin 2021Updated:29 juin 2021Aucun commentaire
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

La plaie de mars a laissé place à une riposte contre toutes les forces qui avaient mis à nu sa duplicité et son incompétence. Au travers de l’Assemblée, il piège le principe fondamental du droit constitutionnel à organiser des manifestations publiques Le président de la république avait promis de tirer les leçons des événements meurtriers de mars 2012 et leur cohorte de 13 à 14 morts en proclamant sur un air guerrier que cela ne se reproduira pas.

Il n’avait pas dit comment. Les images puissantes de villes insurgées pendant plusieurs jours pour défendre les droits politiques et constitutionnels des citoyens trop longtemps bafoués, les déchainements incontrôlables de populations jeunes victimes des conséquences monstrueuses de politiques économiques et sociales dont l’essentiel des retombées ne profitent qu’à des oligarchies connectées au régime, le ras-le-bol contre la pauvreté et l’indigence dont les stigmates sont de plus en plus visibles au cœur et à la périphérie de nos cités, avaient créé un vrai traumatisme chez le président Macky Sall.

La belle figure du chef, construite autour d’une fiction sans rapport avec la réalité intrinsèque d’un homme belliqueux et violent, s’était effondrée. A partir de là, la plaie de mars a laissé place à l’idée d’une riposte contre toutes les forces qui avaient mis à nu sa duplicité et son incompétence. L’heure de la vengeance  a sonné, sous la forme d’une procédure d’urgence imposée à une assemblée nationale naturellement ringarde pour faire passer un package de lois du code pénal et du code de procédure pénal dont quelques-unes, scélérates, restreignent et criminalisent substantiellement les libertés relatives aux manifestations et rassemblements pacifiques.
 
L’article 279 alinéa 1 dispose : «Constituent des actes de terrorisme punis de la réclusion criminelle à perpétuité, lorsqu’ils sont commis intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but d’intimider une population, de troubler gravement l’ordre public ou le fonctionnement normal des institutions nationales et internationales, de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte quelconque par la terreur.»
 
Cette disposition est une conséquence directe des événements dramatiques de mars rappelés plus haut. A elle seule, elle suffit désormais à envoyer devant une chambre criminelle une flopée d’opposants politiques, de militants de la société civile engagés dans la défense des libertés constitutionnelles, d’activistes soucieux de contrecarrer ou de dénoncer les velléités de capture des institutions censées favoriser le fonctionnement démocratique de notre pays. Sa qualité d’épée de Damoclès aux mains du binôme Etat-mouvance présidentielle va constituer une menace permanente pour cette catégorie d’acteurs. A tout moment et au gré de circonstances qui se présenteraient, leurs rassemblements politiques seraient susceptibles d’être versés dans la catégorie «terrorisme» pour peu que des incidents surviennent. La criminalisation se ferait sous la supervision d’un procureur de la république doté d’un spectre d’interprétation des faits d’une grande élasticité.
 
Le maquillage des intentions du président de la république ne fait aucun doute : il profite de la rengaine mondialisée de lutte contre le terrorisme/jihadisme pour chercher à liquider les pans radicaux de l’opposition sénégalaise, ceux qui se déclarent prêts à l’empêcher de concourir à une troisième candidature consécutive à laquelle il s’est déjà auto-exclu. Au travers de l’assemblée nationale, il piège donc et sans coup férir le principe fondamental du droit constitutionnel à organiser des manifestations publiques en toute sérénité. Qui peut s’opposer à ce qu’un Etat et ses démembrements répressifs aux ordres d’une mouvance politique dépourvue d’états d’âme créent les conditions d’une émeute de basse ou petite intensité dans un rassemblement d’opposants et en attribuent ensuite la responsabilité et la paternité à ceux-ci, qu’ils soient des personnes physiques ou morales ?
 
C’est pour cette raison que le débat autour de cette loi qui confond terrorisme à manifestations et introduit le concept de « association de malfaiteurs » devrait être plus politique que technique en raison des visées sous-jacentes non avouables. Le caractère scélérat de cette loi de vengeance vicieuse et disproportionnée n’a pas été mieux rendu que par l’intelligence de situation du député Mansour Sy Jamil. S’adressant à Moustapha Niasse lors des débats d’hémicycle, il lui a dit : «Monsieur le président de l’Assemblée, on vous a vu avec une pierre (le 23-juin 2011, ndlr) (…) Si cette loi existait avant, on vous aurait accusé de terrorisme et vous ne seriez pas là aujourd’hui.»

PAR MOMAR DIENG

Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Hôtel Radisson de Diamniadio : le ministre dénonce un « grand scandale » et des clauses contraignantes

28 novembre 2025

Téra-Meeting du 08 novembre : l’événement répondait « à une nécessité de clarification » politique, avoue Sonko

28 novembre 2025

Questions d’actualité : Ousmane Sonko réaffirme la non-ingérence de l’exécutif dans la justice et répond aux critiques sur la reddition des comptes

28 novembre 2025

Questions d’actualité : Ousmane Sonko annonce un plan de réorganisation de l’espace public et un accompagnement des marchands ambulants

28 novembre 2025

Crise en Guinée-Bissau : le premier ministre souligne la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel

28 novembre 2025

Mouhamadou Bamba Cissé : « Si nous voulons que le Sénégal avance, chacun doit respecter l’espace public »

28 novembre 2025
En direct
Bannière
Plus lus

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020

La Cédéao donne jusqu’au 15 septembre à la junte malienne pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils

7 septembre 2020

Tivaouane : L’ancien maire El hadji Malick Diop placé sous mandat de dépôt

7 septembre 2020

Thierno Lo : «ces inondations ne sont pas imputables au président Sall »

7 septembre 2020

Inondations: Macky convoque une réunion d’urgence au Palais

8 septembre 2020

Guinée Bissau : La Cour suprême considère « non fondé » le recours de DSP.

8 septembre 2020

« Talatay Orange » : Y’en a marre remet ça ce mardi à 11h

8 septembre 2020

Aly Ngouille Ndiaye sur le déroulement du plan Orsec : «nous sommes dans une phase exceptionnelle, qui demande certes des efforts en matière de financement»

8 septembre 2020
Ne ratez pas!
A la Une

Hôtel Radisson de Diamniadio : le ministre dénonce un « grand scandale » et des clauses contraignantes

By Dakar Matin28 novembre 2025

Interpellé à l’Assemblée nationale sur le licenciement de 19 travailleurs de l’hôtel Radisson de Diamniadio,…

Téra-Meeting du 08 novembre : l’événement répondait « à une nécessité de clarification » politique, avoue Sonko

28 novembre 2025

Questions d’actualité : le premier ministre dresse un bilan sévère de la surfacturation et annonce 280 milliards d’économies

28 novembre 2025

Questions d’actualité : Ousmane Sonko réaffirme la non-ingérence de l’exécutif dans la justice et répond aux critiques sur la reddition des comptes

28 novembre 2025

Questions d’actualité : Ousmane Sonko annonce un plan de réorganisation de l’espace public et un accompagnement des marchands ambulants

28 novembre 2025

Crise en Guinée-Bissau : le premier ministre souligne la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel

28 novembre 2025

Abdourahmane Sarr met les cartes sur table : une dette publique à 119 % du PIB, et près de 130 % en incluant les entreprises publiques

28 novembre 2025
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Hôtel Radisson de Diamniadio : le ministre dénonce un « grand scandale » et des clauses contraignantes

28 novembre 2025

Téra-Meeting du 08 novembre : l’événement répondait « à une nécessité de clarification » politique, avoue Sonko

28 novembre 2025

Questions d’actualité : le premier ministre dresse un bilan sévère de la surfacturation et annonce 280 milliards d’économies

28 novembre 2025

Questions d’actualité : Ousmane Sonko réaffirme la non-ingérence de l’exécutif dans la justice et répond aux critiques sur la reddition des comptes

28 novembre 2025
Les articles populaires

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020
© 2025 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

pixel