Le Président de la République a réaffirmé la place stratégique de l’agriculture dans le développement économique et social du Sénégal, en insistant sur l’urgence de doter le secteur d’un cadre juridique rénové. Considérant la campagne de commercialisation agricole, notamment celle de l’arachide, comme une période cruciale pour l’économie nationale et les revenus des producteurs, le Chef de l’État a demandé au Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer des conditions optimales de financement et de commercialisation de la production.
Au-delà de la gestion conjoncturelle de la campagne agricole, le Président de la République a rappelé l’impératif d’engager une refondation consensuelle de la politique agricole. Celle-ci devra reposer sur la maîtrise de l’eau, l’extension des aménagements agricoles, l’amélioration des équipements et des rendements, ainsi que le développement d’unités de stockage et de conservation des produits. Il a également insisté sur la nécessité de revoir, de manière concertée, les mécanismes de financement et de subvention afin de mieux répondre aux besoins du monde rural.
Cette refondation globale intègre également la restructuration des marchés agricoles, la redéfinition du modèle économique de l’agriculture et le développement de l’agro-industrie nationale, considérée comme un levier essentiel de création de valeur ajoutée et d’emplois.
Dans cette perspective, le Chef de l’État a donné une instruction ferme au Gouvernement : veiller à l’adoption, en Conseil des ministres, avant la fin du mois de janvier 2026, du projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique, ainsi que de l’ensemble de ses textes d’application. Cette loi est appelée à constituer le socle de la nouvelle politique agricole, agrosylvopastorale et halieutique du pays, en adéquation avec les enjeux de souveraineté alimentaire, de transformation structurelle et de développement durable.

