Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko s’est encore offert le système judiciaire du Sénégal en critiquant une partie des magistrats. Lors d’une rencontre avec la communauté sénégalaise au Maroc ce mardi, Ousmane Sonko est sans équivoque : « Quand la justice ne marche pas, c’est tout le reste qui est anéanti. L’un des problèmes fondamentaux de ce pays, c’est la justice. Et rien n’est fait pour la changer », a-t-il déclaré devant ses compatriotes établis au royaume chérifien.
Le chef du gouvernement sénégalais a estimé que le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire a des répercussions sur l’ensemble du pays.
Nuançant toutefois son propos, Ousmane Sonko a tenu à préciser que sa critique ne visait pas l’ensemble du corps des magistrats. « Ce n’est pas tous les magistrats », souligne le président du Pastef.
En revanche, le Premier ministre a pointé du doigt l’existence d’un groupe qu’il qualifie de « clergé » au sein de l’institution judiciaire, accusé de se livrer à des pratiques contestables. « Il y a un clergé qui passe son temps à faire le sale boulot dans cette justice », a-t-il affirmé sans plus de précisions.
Sonko « ouvre sa campagne au Maroc » et fait cap sur 2029: « J’appelle tous les sénégalais à porter le PROJET Pastef pour un changement définitif…»
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a appelé ses compatriotes à la patience et à la persévérance lors d’une rencontre avec la diaspora sénégalaise au Maroc. Le leader de Pastef qui semble fixer l’horizon 2029 comme échéance du changement systémique promis.
Un projet qui transcende le système, lancé un appel : « J’appelle tous les Sénégalais à se rendre à l’évidence que nous leur avons vendu un Projet qui dépasse ce système qu’on aurait pu écarter… éliminer », a lancé le chef du gouvernement devant ses compatriotes établis au royaume chérifien.
Par ces mots, Ousmane Sonko semble reconnaître implicitement que le changement radical initialement espéré par une partie de l’opinion publique ne peut s’opérer du jour au lendemain. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre le projet gouvernemental malgré les difficultés. « Nous devons poursuivre ce projet et en ce moment seulement, que nous allons atteindre le bout du tunnel avec un changement systémique attendu », a-t-il martelé.
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