dimanche, juillet 21, 2024
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Moïse Sarr…«Thierno Alassane Sall avait besoin d’être ‘‘cheffé’’»

par pierre Dieme

Le livre de Thierno Alassane Sall, «Le Protocole de l’Elysée, confidences d’un ancien ministre sénégalais du pétrole», fait couler beaucoup d’encre. Ayant fait une part belle à l’épisode de l’octroi de la licence pétrolière à Total dans son ouvrage, l’ancien ministre de l’Énergie subit les foudres de ses ex camarades de l’Alliance pour la République, dans une tribune, dont nous vous proposons quelques extraits, Moise Sarr s’en est pris à lui.

«Le Président français Jacques Chirac avait coutume de dire qu’un chef, c’est fait pour ‘‘cheffer’’. Certainement que TAS avait besoin d’être ‘‘cheffé’’ par ses chefs : le Chef de l’Etat et le Chef du Gouvernement. Sans être dans le secret des dieux, l’on peut dire ici, sans réplique, que Thierno Alassane Sall en avait bien besoin. Ca se sent et se ressent à travers ses écrits, puisque dans son récit, l’ancien ministre trouve encore aujourd’hui anormal que le Chef de l’Etat, habilité en cela par la Constitution de la République, définisse la politique de la Nation.

Puisqu’il est élu au suffrage universel, puisqu’il est en charge de l’essentiel c’est-à-dire des intérêts supérieurs de la Nation, puisqu’il est au carrefour du géopolitique, du stratégique, du sécuritaire, de l’économique, du social et de tous les autres compartiments de la vie de la nation, le Chef de l’Etat se situe à une autre échelle qu’un ministre, nommé et qui agit par délégation, fut-il Thierno Alassane Sall !

En lisant TAS, l’on se rend très vite compte de l’amplitude de sa méprise stratégique : un ministre n’est pas le Président de la République. On nommerait à nouveau TAS ministre, il serait encore viré dans moins d’un an. Encore que pour le nommer, faudrait-il lui exiger un ‘‘certificat de loyauté’’ afin qu’il s’engage à être digne de confiance, en plus de sa ‘‘déclaration de patrimoine’’, lui, ‘‘l’ami de KOSMOS’’ selon les milieux diplomatiques et financiers de Dakar (…)

TAS doit également savoir que se voir confier le management opérationnel d’un secteur de la vie nationale, ne veut point dire en déterminer la politique. L’Action n’est pas la Vision. Voilà l’erreur stratégique de TAS ; d’où sa faute politique qu’il n’arrive toujours pas à réaliser.»

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