TFM, entre liberté d’expression et devoir de responsabilité
TFM ne rend service ni au débat public ni aux personnes concernées en donnant continuellement le micro à Doudou Wade et Moustapha Diakhaté, sans garde-fous, au risque d’enfreindre les lois et de ne pas les préserver eux-mêmes.
Le CNRM (ex-CNRA), en tant qu’organe de régulation, laisse faire :
aucune mise en garde, aucun communiqué rappelant aux médias le respect de l’orthodoxie, de l’équilibre et de la responsabilité éditoriale.
Le CORED, le SYNPICS, APPEL et autres organisations corporatives restent également silencieuses face à des provocations répétées qui frôlent des pratiques dangereuses pour la cohésion nationale,des dérives que l’histoire a déjà tragiquement connues ailleurs.
Animer une émission, ce n’est pas amplifier une colère univoque ;
c’est assurer la contradiction, la responsabilité, l’éthique et la déontologie.
Un simple monitoring des 10 dernières émissions Faram Facce de TFM, au regard du choix des invités, suffit à établir un constat clair : la neutralité et la contradiction font défaut.
Si demain les autorités judiciaires appliquent strictement la loi face à ces dérives, on verra alors le corporatisme, une partie de l’opposition et une société civile devenue business citoyen se soulever et se poser en victimes alors même que le laisser-faire a trop duré.

