Dans une série de décrets passés à la mi-octobre, Macky Sall a procédé à plusieurs nominations au sommet de l’appareil sécuritaire du pays, dont celle d’un nouveau chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel Souleymane Kandé, promu au grade de général par la même occasion. Un remaniement que plusieurs cadres militaires n’ont pas digéré.
L’homme qui cristallise les frustrations n’est autre que l’aide de camp du président, le général Meïssa Cellé Ndiaye. Ce dernier est personnellement
intervenu auprès du président afin que Kandé, dont il est proche, soit impérativement nommé, alors que son prédécesseur, le général Philippe Henry
Alfred Dia, était en fonction depuis seulement trois mois. Promu au grade de général de division, ce dernier officie désormais comme inspecteur général des armées Bataillons d’élite
Bataillons d’élite
La nomination de Kandé a provoqué une levée de boucliers parmi les officiers supérieurs sénégalais. Le quinquagénaire peut certes se prévaloir d’un parcours prestigieux : patron des forces spéciales d’août 2021 à aujourd’hui, il a précédemment commandé la zone numéro 5 de Casamance, où un conflit de basse intensité sur fond de séparatisme dure depuis le début des années 1980. Mais sa désignation passe difficilement auprès des hauts gradés issus de l’armée
régulière, dont un bon nombre sont plus âgés et s’estiment plus expérimentés. A 51 ans, Kandé est, à titre d’exemple, de trois ans le cadet de son prédécesseur. Certains pointent aussi ses liens avec Messa Cellé Ndiaye, l’appelant en privé son
« poulain », qui lui auraient permis d’accéder à la fonction malgré ce décalage : tous deux sont issus des bataillons spécialisés de l’infanterie sénégalaise – lescommandos pour Ndiaye et les parachutistes pour Kandé – et à ce titre
appartiennent à une frange élitiste de l’armée.
(Africa Intelligence)
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