Depuis 2019, le Supercalculateur, le plus puissant en Afrique sub-saharienne, dort dans les locaux de la Cité du Savoir à Diamniado. En plus de cela, une panoplie de matériaux de haute technologie déjà acquise par le Sénégal reste inutilisable. Il s’agit entre autre du Quantum Learning Machine (QLM), des microscopes électroniques à compression et à transmission, d’un équipement complet d’un laboratoire de biotechnologie végétale, d’un télescope de recherche et d’un planétarium.
Le bijou technologique est à l’arrêt depuis lors, les microscopes sont installés sans suite et le reste du matériel dans des cartons depuis la livraison.
Acquis grâce à un contrat entre l’Etat du Sénégal et la société Atos, le supercalculteur de 537.6 Téra flops, devrait réaliser des simulations complexes, dans plusieurs domaines comme les industriels, les phénomènes climatiques ou l’évolution d’une situation sanitaire. L’ordinateur géant était aussi prévu pour des calculs rapides de la filière rizicole, avec l’objectif de mieux maîtriser l’exploitation des parcelles de la vallée du fleuve Sénégal.
Une situation préoccupante pour un pays qui ambitionne d’intégrer le peloton des leaders dans le domaine de la recherche scientifique et technologique du continent.
Pourtant, le Sénégal a mené plusieurs réflexions dans le cadre de la recherche sur le nucléaire.
En effet, l’Etat envisage déjà de mettre en place le réacteur nucléaire de recherche, le centre de fabrication de microsatellites et une la plateforme de génétique moléculaire dont des accords ont été signés avec l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA), le Commissariat à l’Énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), l’Institut national des Sciences et Technologies nucléaires (INSTN), AIRBUS Industries et, le Centre nationale d’Étude spatiale (CNES) de France.
Il ne reste qu’à mettre en œuvre ces accords. D’ailleurs, celui avec l’AIEA a reçu, depuis 2018, une première subvention de cette institution.
En attendant l’allumage de ce méga-ordinateur dont les chercheurs de l’Université virtuelle du Sénégal devraient être les premiers à pouvoir en profiter, la recherche de l’innovation traine du pied au moment où des pays comme l’Afrique du Sud, la Côte d’ivoire en profitent pour booster leur économie numérique.
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